Marche contre les agressions à caractère sexuel | Peu de marcheurs, beaucoup d’énergie

«Société égalitaire pour un monde sécuritaire» : voilà un des nombreux slogans scandés par la trentaine de manifestants présents à la marche contre les agressions à caractère sexuel, jeudi soir sur la rue Racine, à Chicoutimi. 

Cette marche solidaire a souligné la 36e Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes. C’était l’occasion de rappeler le «chiffre noir», comme l’appelle l’intervenante sociale à la Maison ISA, Christine Audet. Le «chiffre noir», c’est les neuf agressions à caractère sexuel sur dix qui ne sont pas dénoncées aux services policiers, celles qui restent dans l’ombre.

Cette initiative de la Maison ISA, un Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), a pour but de «sensibiliser la population à la problématique, mais aussi d’informer les gens des comportements à adopter s’ils reçoivent des témoignages», souligne Christine Audet.

Le petit groupe de manifestants était assez disparate : jeunes mères de famille accompagnées de leurs enfants, femmes d’âge mûr, militantes endurcies et quelques hommes, dont Mme Audet souligne la participation. «De plus en plus, les hommes prennent position contre la violence et se disent féministes», se réjouit-elle en reconnaissant toutefois qu’il y a encore des progrès à faire de ce côté.

L’un des rares représentants du sexe masculin présent à cette marche solidaire abonde dans le sens de l’intervenante sociale. «Ma présence ici ce soir est très symbolique. C’est nécessaire de montrer que les hommes aussi sont prêts à se battre pour la cause.»

Les slogans engagés scandés à l’unisson, les pancartes brandies bien haut dans le ciel et les dépliants informatifs diffusés à profusion n’ont laissé aucun doute quant à la motivation des marcheurs tout au long de l’activité, qui s’étirait de la cathédrale jusqu’à la Place du citoyen.

Les organisatrices de la marche contre les agressions à caractère sexuel

À propos de Juliette Lefebvre

Si vous cherchez Juliette, ne regardez pas chez elle dans les Cantons-de-l’Est. Vous avez plus de chances de la trouver dans le rayon voyage d’une librairie, sur le chemin de son prochain roadtrip ou la tête dans les nuages en planifiant son prochain périple. Son amour inconditionnel pour le français et son intérêt pour l’actualité internationale l’ont menée à Jonquière, où elle ne cesse d’étonner son entourage avec des expressions loufoques sorties d’un autre temps. Elle ponctue ses anecdotes de ces expressions tout à fait charmantes (selon elle) ou absolument horribles (selon ses amis). Dans quelques années, nul ne sait où elle vivra, ni quel métier elle exercera. Toutefois, il est certain qu’elle aura ajouté quelques étampes à son passeport et qu’elle décriera toujours aussi férocement l’utilisation du verbe « assir ».

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