Droits des travailleurs étrangers | Des modifications au programme exigées

Les travailleurs étrangers temporaires (TET) séjournant au Saguenay-Lac-Saint-Jean se retrouvent dans des situations précaires en raison des multiples contraintes imposées par leur permis de travail. C’est pourquoi il faudrait modifi er le Programme des travailleurs étrangers temporaires qui les encadre afin de leur donner davantage de droits.

C’est ce qui ressort de l’article du professeur au département des arts et lettres de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) Jorge Frozzini, publié récemment dans la revue Vivre ensemble dans les régions du Québec: défis et enjeux contemporains.

Il fait valoir qu’il leur est ainsi impossible d’avoir accès à une résidence permanente, n’ont pas la possibilité d’être accompagnés de leurs familles ni de les faire venir et ne peuvent changer d’employeurs. Par ailleurs, ces travailleurs majoritairement hispanophones n’ont pas le droit de suivre des cours de français. Finalement, leur contrat dépend de la saison, ils doivent retourner dans leurs pays immédiatement à la fin de celui-ci. Certains n’ont pas accès à des services de santé.

Au Québec, la perception des travailleurs étrangers est plutôt négative. «Les gens doivent prendre conscience que la majorité des fruits et légumes qu’ils consomment sont récoltés par les travailleurs étrangers temporaires», souligne M. Frozzini. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, il y a une grande demande de main-d’oeuvre dans le secteur de l’agriculture, de l’élevage, de la transformation et de la fabrication. Les TET sont essentiels pour l’économie régionale.

La coordonnatrice de l’organisme Raíces y Esperanzas Claire Lavoie (à droite) s’occupe avec ses collègues de l’encadrement des travail-leurs étrangers.

Barrière

De plus, ces travailleurs sont souvent exclus en arrivant dans la région, surtout en raison de la barrière de la langue. Ils sont laissés à eux-mêmes. L’organisme «Raíces y Esperanzas» (Racines et Espérances), voyant les difficultés auxquelles étaient confrontés les travailleurs, a décidé d’intervenir. Coordonné par Claire Lavoie, l’organisme a comme objectif d’accompagner les travailleurs migrants saisonniers durant leur séjour dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. « Notre but est de les outiller! Lorsqu’ils ont besoin de soins médicaux, nous les accompagnons, nous fournissons des traducteurs, bref nous voulons qu’ils soient heureux et qu’ils vivent un beau séjour», déclare Mme Lavoie.

À propos de Simone Pilote

Fière Saguenéenne, Simone Pilote aspire depuis son enfance à faire carrière dans le domaine des communications. Ses champs d’intérêt sont la politique provinciale, les enjeux culturels à l’échelle du pays et les questions environnementales. En dehors de l’enceinte du Cégep, Simone bouge : le volleyball, la course, le vélo ou la natation... Férue de plein air, Simone séjourne chaque été depuis 11 ans dans un camp de vacances dédié à la randonnée pédestre dans les Appalaches. Elle considère d’ailleurs ce lieu comme sa deuxième maison, y travaillant comme monitrice auprès des jeunes depuis 2014. Après sa technique, elle souhaite poursuivre ses études à l’université. Au cours des prochaines années, elle désire voyager, perfectionner son espagnol et effectuer des piges à l’étranger tout en élargissant son champ d’horizon.

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