Le Centre Nikanite ouvre ses activités aux non-autochtones

Le Centre des Premières Nations Nikanite de l’UQAC souhaiterait offrir des cercles de partage grand public entre autochtones et non-autochtones dès cet hiver. Cette démarche s’inscrit dans une vision de réconciliation entre les nations en informant les gens sur les enjeux des Premières Nations.

Le Centre Nikanite tient déjà des cercles de partage mais ils restent exclusifs aux étudiants autochtones de l’UQAC et des cégeps de Jonquière et de Chicoutimi. Toutefois, exceptionnellement lors de la séance tenue lundi soir, les étudiants ont voulu recevoir des invités qui étaient concernés par les enjeux discutés. Des intervenants ayant à travailler avec une clientèle autochtone étaient donc présents. Le thème était «Les séquelles du colonialisme» et il était entre autres question de l’histoire des pensionnats.

Selon Sukran Tipi, qui agit à titre de coordonatrice de ces événements, le but des cercles est d’abord d’offrir un environnement protégé aux étudiants membres des Premières Nations. «C’est un service qui leur est offert. Ici ils peuvent s’exprimer sans crainte de se faire juger», souligne-t-elle. Si le Centre compte tenir des cercles plus ouverts, c’est pour répondre à une forte demande. «Les cercles sont très bien reçus par les gens», soutient-elle.

Selon cette dernière, des cercles destinés au grand public auraient pour but d’informer. Ils permettraient de mettre les gens au courant des divers enjeux, favorisant ainsi la réconciliation entre les peuples.

Être à la maison

L’ambiance est familiale lors de ces cercles. Les mêmes étudiants reviennent souvent à chaque séance et ils connaissent bien le personnel.

«Je viens aux cercles de partage parce que ça me permet de reconnecter avec ma culture quand je ne suis pas chez moi. Ça fait du bien de me rappeler d’où je viens. C’est presque comme la maison», affirme Pamela Duciaume, étudiante au baccalauréat en intervention sociale originaire de la communauté de Mashteuiatsh.

À propos de Gabrielle Paul

Gabrielle Paul est native de la communauté ilnu de Mashteuiatsh, au Lac-Saint-Jean. En grandissant, elle a toujours baigné dans les communications, multipliant les animations et les rédactions. Elle occupe maintenant un poste d’agente en communication à Pekukamiulnuatsh Takuhikan, le conseil de bande de Mashteuiatsh. Fière de ses origines, elle étudie en journalisme dans l’espoir de mieux faire connaître les réalités autochtones en offrant un regard empreint de vérité sur la situation. Elle est une grande passionnée aux champs d’intérêts multiples, passant par les mouvements idéologiques, les philosophies audacieuses de Camus et de Schopenhauer et la littérature anglaise du XIXe siècle. Elle aspire à faire des études universitaires en science politique et à devenir polyglotte.

À voir aussi

Franc succès pour l’ouverture de la pêche aux poissons de fond

C’est officiel, la saison de pêche aux poissons de fond peut enfin débuter ! Tant …