Élections municipales | La campagne vue par la famille

Moins d’un mois avant l’élection municipale, les quatre candidats à la mairie ont accepté volontiers de laisser témoigner un membre de leur famille. Que ce soit à titre de fille, de fils ou de père, ils ont tous un certain rôle à jouer dans l’aventure des aspirants et un regard particulier sur le jeu politique.

Marie-Christine Blackburn, la conseillère dans l’ombre

La fille de Jean-Pierre Blackburn, Marie-Christine Blackburn, connaît depuis son plus jeune âge le domaine diplomatique. L’entrepreneure ne détient aucun rôle officiel dans la campagne de son père, mais elle agit dans l’ombre en analysant et commentant le jeu politique. Très jeune, elle était déjà consciente d’avoir une certaine responsabilité publique. «Je me souviens qu’à 13 ans, j’avais essayé d’acheter des cigarettes dans un dépanneur et c’était venu aux oreilles de mon père. C’est là que j’ai compris que j’avais l’obligation de bien agir en public», confie-t-elle.

Marie-Christine reconnaît qu’une campagne électorale demande un travail de longue haleine et que le niveau d’adrénaline monte très haut, même dans l’entourage du candidat. Elle ne cache pas que les attaques à l’égard de son père lui font de la peine et l’enragent à certains moments. «Je ne suis pas blindée contre ça », laisse entendre jeune femme. Mme Blackburn admet qu’il n’y a pas énormément de différence entre le père et l’homme politique. «En privé, tu vois qu’il pense à autre chose, qu’il lui manque quelque chose. La politique, ça coule dans ses veines », raconte-t-elle avec fierté.

Olivier Desautels, le support psychologique

Le fils de Josée Néron, Olivier Desautels, vit depuis quelques années dans la sphère de la politique municipale. Avec ses frères et sa soeur, ils ont grandi dans une famille gravitant autour de l’entrepreneuriat et des PME. L’audioprothésiste n’a aucun problème à discuter des idéaux de l’Équipe du renouveau démocratique. Par contre, «je ne fais que répondre aux questions, je n’essaye pas de convaincre qui que ce soit », rapporte-t-il.

Olivier se souvient du temps où sa mère menait une carrière de femme d’affaires tout en se donnant corps et âme dans l’éducation de ses enfants. Aujourd’hui, «on apprend à la partager. Elle a tellement donné pour nous quand nous étions jeunes », confie-t-il, soulignant qu’il l’aide volontiers en faisant du bénévolat. Même s’il adhère aux idées de sa mère, il aime se forger un second avis sur certains sujets. « Je m’informe et je me fais ma propre opinion, puis je vais lui en parler », admet-il. M. Desautels affirme qu’à l’approche de l’élection, une bonne partie des conversations familiales tournent autour de la politique. Quoi qu’il en soit, il ne vit pas autant de stress que sa mère, car il sait «qu’elle est là pour les bonnes raisons».

Sébastien Gobeil, l’assistant aux communications

Le fils d’Arthur Gobeil, Sébastien Gobeil, est un acteur important dans la campagne du candidat indépendant. «Je lui apporte mon appui constant, je m’informe des activités de sa campagne, je me suis impliqué au niveau de l’installation des pancartes pendant une nuit complète et je m’assure de rendre visibles toutes les publications de sa page Facebook», déclare-t-il. M. Gobeil se souvient du souper familial où son père a annoncé qu’il souhaitait se lancer en politique. «Il a pris la peine de nous consulter avant», rappelant que le comptable chez Raymond-Chabot travaille avec lui sur plusieurs autres projets.

Présent depuis peu de temps sur la scène publique, Sébastien affirme qu’il se sent motivé et engagé plutôt que stressé pour la campagne de son père. Ce qu’il trouve plus difficile à gérer, ce sont «les mauvais commentaires sur les médias sociaux». L’homme affirme que le candidat indépendant est un modèle de père «que tout enfant espère avoir». Encore aujourd’hui, M. Gobeil ne manque jamais un match de hockey ou de baseball, «même après 35 ans».

Claude Gagnon, le père fier

L’ancien directeur de l’École polyvalente Jonquière, Claude Gagnon, suit de très près la campagne de son fils, Dominic Gagnon, et des trois autres candidats depuis août. L’homme de 75 ans a toujours été intéressé par la politique municipale de Saguenay et découpe tous les articles sur le sujet. «Dominic, c’est le plus visionnaire et c’est aussi lui qui progresse le plus vite aussi», affirme-t-il avec fierté. Par contre, il avoue trouver les trois autres candidats très bons. Il compare son fils à Jean Tremblay et révèle «qu’il a été élevé dans la compétition. C’est également un excellent communicateur».

Pour le moment, Claude Gagnon se contente d’être présent lors des évènements publics, de serrer des mains et d’écouter les discours des candidats. Il ne prend pas personnel les attaques à l’égard du Parti des citoyens de Saguenay ou de son fils. « C’est normal qu’il y ait des gens en désaccord », affirme l’homme à la retraite. À moins d’un mois du 5 novembre, le père du candidat se dit très calme. « Le stress, c’est lui qui le vit, pas moi », assure-t-il d’un ton enjoué. Claude Gagnon voit déjà son fils remporter la mairie de Saguenay, à la tête du Parti des citoyens.

À propos de William Larouche

Originaire de Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean, William Larouche rêve depuis ses 8 ans de déménager en ville. Montréal, Toronto ou New York, tant qu’il y a un métro et des magasins, il sait qu’il s’épanouira. Son accent régional très prononcé est toutefois inévitable. Ses passe-temps préférés ? Fêter et s’entraîner. Des activités bien différentes, mais qui l’aident à libérer son énergie. William demeure tout de même très sérieux à l’école ainsi que pendant ses heures de travail, sans changer pour autant. Fidèle à lui-même, il ne sort jamais de chez lui sans parfum. Un homme d’ambition, il espère avoir une brillante carrière dans le milieu des communications. Il est très attiré par les domaines de l’économie, de la politique et de la mode, mais ne veut pas se restreindre uniquement à ceux-ci.

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