mercredi , 27 janvier 2021

Débat électoral | Les candidats défendent leurs positions bec et ongle

La réfection des routes et les investissements économiques ont été au cœur du débat entre les quatre candidats à la mairie de Saguenay présenté hier soir à Radio-Canada. Les attaques de Dominic Gagnon à l’endroit de Josée Néron ont ponctué le débat, qui s’est déroulé dans une ambiance plutôt tendue en raison des divergences d’opinion des candidats.

Josée Néron, Jean-Pierre Blackburn, Dominic Gagnon et Arthur Gobeil se sont exprimés sur trois thèmes principaux: les infrastructures et l’immobilisation, les finances et l’avenir de Promotion Saguenay.

Les quatre candidats ont admis que des investissements majeurs étaient nécessaires pour améliorer l’état du réseau routier. Rappelons que le rapport du vérificateur général de 2016 a révélé que 450 km de routes sont en mauvais état à Saguenay.

Toutefois, les esprits se sont échauffés entre Dominic Gagnon et Josée Néron, dont les points de vue sur les délais d’excéution des travaux étaient aux antipodes. Alors que Mme Néron veut refaire 40 km de rues par année, son adversaire considère la situation beaucoup plus urgente. «On circule sur un champ de mine et il faut investir massivement», a-t-il entre autres affirmé.

En ce qui a trait aux finances, Jean-Pierre Blackburn a défendu son idée d’exploiter des centrales hydroélectriques à Laterrière et à Shipshaw. «Il faut générer des revenus, on parle de 2,5 à 3 millions de dollars par année», a-t-il avancé. Josée Néron a condamné cette initiative et propose plutôt d’opter pour des énergies vertes.

«Notre ville a pris un grand retard au niveau des matières organiques, mais on est responsables, on va se mettre à l’ouvrage»,  a-t-elle promis. Si elle est élue à la mairie, la chef de l’ERD compte instaurer un système de compostage à Saguenay. Dominic Gagnon a sauté sur l’occasion pour ridiculiser son adversaire en répétant à plusieurs reprises que «voter pour Josée Néron, c’est voter pour le bac brun». Le chef du PCS  affirme que les villes d’aujourd’hui optent plutôt pour un système robotisé, mais il n’a cité aucune municipalité en exemple.

Arthur Gobeil a pour sa part insisté à de multiples reprises sur l’importance d’investir l’argent des citoyens de manière réfléchie. «Il faut arrêter de jouer avec de l’argent Monopoly», a-t-il illustré.

Josée Néron a affirmé vouloir réduire la dette de Saguenay, qui s’élève à plus de 400 millions $, alors que ses adversaires se sont montrés plus prudents. Ils ne comptent pas augmenter la dette, sans toutefois s’engager à la réduire.

Josée Néron a été attaquée à plusieurs reprises par Dominic Gagnon

À propos de Juliette Lefebvre

Si vous cherchez Juliette, ne regardez pas chez elle dans les Cantons-de-l’Est. Vous avez plus de chances de la trouver dans le rayon voyage d’une librairie, sur le chemin de son prochain roadtrip ou la tête dans les nuages en planifiant son prochain périple. Son amour inconditionnel pour le français et son intérêt pour l’actualité internationale l’ont menée à Jonquière, où elle ne cesse d’étonner son entourage avec des expressions loufoques sorties d’un autre temps. Elle ponctue ses anecdotes de ces expressions tout à fait charmantes (selon elle) ou absolument horribles (selon ses amis). Dans quelques années, nul ne sait où elle vivra, ni quel métier elle exercera. Toutefois, il est certain qu’elle aura ajouté quelques étampes à son passeport et qu’elle décriera toujours aussi férocement l’utilisation du verbe « assir ».

À voir aussi

L’ÉNAM offrira un nouveau programme

L’École nationale d’apprentissage par la marionnette (ÉNAM) offrira en mars un nouveau programme d’accompagnement pour …