La famille Tremblay-Lebel prend le monde d’assaut

293 jours, 5 continents, 24 pays, 55 arrêts, 92 063 km, un voyage. Pascal Tremblay, Marie-Christine Lebel et leurs trois fi lles ont décidé de mettre leur vie sur pause pour réaliser un projet dont plusieurs rêvent : faire le tour du monde en un an.

C’est en avril 2017 que Pascal a lancé l’idée à son épouse originaire de Chicou-timi d’entreprendre cette expérience hors du commun. Rempli d’entrain face à cette idée qui s’avère plus accessible qu’il n’y paraît, le couple s’est engagé dans les démarches pour quitter le Québec accompagné de leurs trois filles : Maeva, Gaëlle et Laure, âgées respectivement de 15 ans, 13 ans et 11 ans. «C’était le moment parfait pour se lancer dans une telle aventure, puisque l’année prochaine Maeva sera en secondaire cinq et on voulait être certains qu’elle ne rate pas son bal et qu’elle soit bien préparée pour le cégep», explique Pascal par visioconfé-rence depuis l’Australie.

Pour réaliser ce projet, le militaire pour les Forces armées canadiennes et l’infirmière, qui habitaient à Gatineau, ont dû quitter leur travail. De leur côté, pour l’année à venir, les trois filles suivront le programme d’école à la maison, une décision soutenue par la direction de leur établissement scolaire respectif. «On essaie de consacrer un certain temps à l’éducation tous les jours. On trouve souvent le temps le matin avant de commencer la journée ou pendant nos déplacements», souligne la mère, qui déjà été professeure spécialisée.

À travers ce périple à grande échelle planifié en seulement quatre mois, la famille vise à s’intégrer dans la vie locale des communautés à travers le monde. «C’est un voyage semi-touristique. Le but est vraiment de vivre ailleurs en découvrant les différents quartiers et les différentes cultures», soutient le militaire nouvellement retraité.

Du 22 au 26 septembre, la famille a visité lÎle de Pâques.

La famille a choisi en consensus ses multiples destina-tions en suivant quelques règles de base: éviter l’Europe à cause de son caractère dispendieux, échapper aux hautes saisons touristiques et passer au moins un mois en Asie. «C’était aussi important pour nous d’intégrer Tahiti parmi nos destinations puisque le prénom ‘’Maeva’’ est d’origine franco-polynésienne et signifie ‘’bienvenue’’. On voulait donc aller voir de nos propres yeux l’endroit qui nous a inspiré le prénom de notre aînée», souligne Marie-Christine.

Pour un voyage d’une telle envergure, les différents sites conseillent un montant de 20 000 $ par personne. Cependant, le couple s’entend pour dire que ce budget est très conservateur.

Afin de tenir informés leurs proches de leur sécurité et de leurs péripéties, Maeva, Gaëlle et Laure ont lancé le blogue «exploration-monde.jimdo. com» où elles confient différents aspects de leur voyage. Elles y résument leur expérience dans chaque pays et y publient des centaines de photos.

Devant cette expérience de rêve, les trois filles sont bien conscientes de la chance qu’elles ont de découvrir le monde à travers un voyage unique que peu auront l’opportunité d’expérimenter. «Je nous trouve vrai-ment choyées de pourvoir voir tout ça, j’ai plusieurs de mes amies qui ne voyagent pas hors du Canada», confie Gaëlle.

«Jusqu’à maintenant, tout se passe bien! C’est sûr que parfois on rencontre quelques pépins, mais il ne faut pas s’arrêter à ça. Ça fait partie de l’expérience», souligne Marie-Christine. Elle encourage d’ailleurs les familles à se lancer dans ce genre de périple, mais elle leur conseille «de prendre plus de quatre mois pour se préparer», avoue-t-elle en riant.

Les trois filles qualifient «d’impressionnant» les ruines du Machu Picchu.

À propos de Claudia Simard

Lorsque Claudia n’a pas la tête prise par les questions philosophiques, elle a les yeux rivés sur les documentaires et les articles scientifiques. Passionnée de science et de politique, cette Mirabelloise de 19 ans rêve de changer le monde en dénonçant les injustices en donnant une voix aux minorités incomprises. Sur un ton plus léger, la partie pétillante de Claudia tente sans cesse de faire rire tous et chacun tant par l’improvisation que l’animation. Après trois ans d’analyse à Sport en Direct, deux ans d’écriture dans le journal étudiant et un déménagement à 5h de chez soi pour le fameux programme en ATM, Claudia est toujours ambigüe face à son avenir. Toutefois, elle est confiante de trouver le domaine qui lui permettra de s’enrichir intellectuellement tout en aidant les autres.

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