dimanche , 17 janvier 2021

Le nombre d’aînés inquiète les organismes

Le vieillissement de la population cause des maux de tête aux organismes venant en aide aux personnes retraitées. Ils craignent de ne pas avoir les ressources pour répondre aux besoins grandissants de cette clientèle.

L’Association québécoise des retraité(e)s des secteurs publics et parapublics (AQRP) a dressé un portrait régional des aînés. En 2026, elle estime que 30 % de la population sera âgée de 65 ans et plus, une hausse de 18 % depuis 2001. Les chiffres s’expliquent entre autres par le vieillissement des baby-boomers, qui sont nés entre 1946 et 1965, par un taux de natalité plus faible qu’auparavant et par un solde migratoire négatif.

Au Centre communautaire des aînés de Jonquière, un organisme de soutien à domicile et de loisirs pour personnes âgées, la demande est très importante. Quotidiennement, ce sont 150 repas et 70 transports qui sont offerts. «C’est sept jours sur sept, ça n’arrête pas», souligne la directrice du centre qui reçoit l’aide de plus de 300 bénévoles, Annie Hovington.

L’organisme, qui dirige également des travailleurs spécialisés aux personnes en perte d’autonomie, s’inquiète pour l’avenir. «La population est vieillissante, ça nous crée un vent d’anxiété. Va-t-on être capable de combler la demande?», confie Mme Hovington.

L’angoisse est la même pour les organisations associatives à prestation de loisir. «Le taux de vieillissement est l’un des plus élevés au niveau mondial. C’est préoccupant. On a mené de nombreuses interventions pour démontrer que le vieillissement de la population aura des impacts sur la qualité de vie et sur l’ensemble de la prestation des services qui sont donnés à la population», s’inquiète le directeur général de la FADOQ, Patrice Saint-Pierre.

Il se désole notamment des décisions du gouvernement pour contrer la problématique. «Les élus n’ont pas pris de mesures malgré tous les chiffres démographiques qui démontraient depuis 20 ans qu’on arriverait là où on en est présentement, exprime M. Saint-Pierre. On voit qu’ils essaient de faire du rattrapage, mais il y a de grands défis pour notre société par rapport au vieillissement que l’on connaît.»

La directrice du Centre communautaire des aînés de Jonquière, Annie Hovington.

Défi démographique

Les chiffres se font également ressentir chez la main-d’œuvre. Plusieurs entreprises de la région envisagent déjà des fermetures par manque d’employés. Et ça ne risque pas de s’améliorer.

«Beaucoup de gens vont quitter leur emploi dans les prochaines années. Pour maintenir l’ensemble de nos institutions, on ne pourra pas placer tout ce monde à la retraite. Il va falloir garder des gens qui avancent en âge au travail pour nous permettre de garder la même qualité de services», précise M. Saint-Pierre.

À propos de Gabrielle Bartkowiak

Onze déménagements, 8 villes, 6 régions et une jeune étudiante au nom exotique égarée en sol saguenéen pour les études collégiales. St-Eustachoise de naissance, Chibougamoise de cœur et Abitibienne à ses heures, Gabrielle prend plaisir à toujours être en mouvement. Elle a d’ailleurs développé très jeune la manie de s’embarquer dans n’importe quel projet sportif ou culturel. Si elle n’est pas en train de planter des arbres à la Baie-james ou en classe à apprendre les rudiments des communications, elle est certainement en train de rire un peu trop fort de tout et de rien avec ses amis. Même si on la décrit comme étant un peu bizarre, elle adore se défendre en disant qu’elle aime ce qui sort de l’ordinaire. Attachée à la langue française, amoureuse des gens, touche-à-tout et un peu trop curieuse, Gabrielle est depuis longtemps intéressée par le journalisme. Même si dans sa tête, les idées, les rêves et les projets se bousculent sans cesse, vous la reverrez très certainement, après l’université, exercer un métier qui la passionne.

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