mercredi , 20 janvier 2021

Le Dr Stanley Vollant tend le flambeau aux jeunes autochtones

Le chirurgien innu Stanley Vollants estime que les jeunes autochtones détiennent le pouvoir de devenir de véritables ambassadeurs dans leur communauté s’ils décident de s’ouvrir sur le monde.

De passage devant les membres du Cercle de presse mercredi, le médecin originaire de Pessamit a expliqué que le message qu’il transmet aurait plus d’impact s’il passait par la bouche d’autochtones âgés de 18 à 25 ans. «Je commence à me faire vieux, il va donc falloir qu’ils mettent fin eux-mêmes aux méconnaissances qui sont encore présentes entre les autochtones et non-autochtones afin d’embellir notre pays», a-t-il fait valoir.

Par le biais de sa fondation le Chemin des mille rêves, M. Vollant souhaite créer des marches communautaires, lui qui a auparavant marché près de 6 000 kilomètres accompagné d’un petit groupe de personnes. «On passerait par Mashteuiatsh entre autres. On invite surtout les citoyens de Roberval à participer, à venir voir la communauté, à apprendre à nous connaître et à prendre conscience des enjeux qui nous entourent.»

Vollant a d’ailleurs déploré le manque de subventions dans le domaine de l’éducation chez les autochtones. «En moyenne, le gouvernement canadien débourse 12 000 à 13 000$ pour compléter le parcours scolaire d’un étudiant tandis que du côté des Premières Nations, il ne débourse que 7 000$, ce qui est nettement insuffisant», a-t-il mentionné.

L’histoire du premier chirurgien innu prouve, selon lui qu’un autochtone peut rapporter beaucoup d’argent au gouvernement s’il a un encadrement favorable. Sa formation a coûté 160 000$ et à ce jour, il a rapporté plus de trois millions $ en impôts.

De nouveaux défis à l’extérieur de la région

D’un autre côté, M. Vollant a annoncé qu’il quittera son poste de docteur à l’hôpital de Dolbeau-Mistassini à partir de décembre. C’est avec grande tristesse qu’il a confirmé qu’il déménageait à Montréal pour des raisons familiales dans le but de devenir chirurgien à l’hôpital Notre-Dame.

Il garde toutefois de bons souvenirs du Saguenay-Lac-Saint-Jean et maintient le même objectif : promouvoir les saines habitudes de vie au sein des Premières Nations.

À propos de Émeric Montminy

Originaire de Saint-Basile-le-Grand, Émeric Montminy a été plongé dans le monde des communications à l’âge de trois ans. C’est en participant à deux jeux-questionnaires sportifs avec Paul Houde et Mitsou Gélinas qu’Émeric devint à l’aise avec les caméras et les micros. Au secondaire, il commence à parfaire son français écrit et ses aptitudes de relations interpersonnelles. Diplômé de l’École d’éducation internationale de McMasterville (EEI), Émeric quitte son domicile pour Jonquière afin d’apprendre à devenir un journaliste complet. Émeric a vécu de nombreuses aventures depuis son arrivée au Cégep de Jonquière. L’un de ses moments favoris reste certainement la fois où il a eu le privilège, grâce à TC Média, de couvrir les Jeux du Québec à Alma et d’être publié, pour la première fois, dans un véritable journal. Le meilleur reste à venir pour Émeric, qui reste persuadé qu’il n’aura jamais l’impression de travailler s’il perce dans le domaine du journalisme, car il n’aura qu’à se lever le matin, à faire ce qu’il aime et à rejoindre des collègues avec qui il partage une passion.

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