Légalisation du cannabis | Un risque pour le développement des jeunes

Le psychiatre Laurent Coulloudon craint que la décriminalisation de la marijuana mette à risque davantage de personnes à développer des troubles de santé mentale et ait un effet néfaste sur les résultats académiques des jeunes.

C’est le message qu’il a livré lors d’une conférence mardi dans le cadre de la semaine de prévention de dépendance au Cégep de Jonquière. «Il est prouvé que les jeunes qui fument ont plus de difficulté dans leur parcours scolaire», a expliqué le médecin à l’hôpital de Chicoutimi. Selon lui, le Saguenay-Lac-Saint-Jean est une région où l’on retrouve plus de gens atteints d’un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Le psychiatre a donc peur de voir plus d’échecs scolaires chez les jeunes, puisque la marijuana affecte les facultés cognitives.

Au Canada, 35 % des 15-24 ans ont consommé du cannabis lors de la dernière année. «Si les jeunes fument davantage, surtout chez les consommateurs réguliers, j’ai peur que ça ralentisse le développement de leur personnalité et de leur maturité», raconte le psychiatre qui estime que la substance est perçue comme étant banale auprès de la jeunesse. Le Dr Coulloudon croit que le Canada a encore du travail à faire d’ici le 1er juillet en ce qui a trait à la prévention. «On légalise, mais on ne fait pas de prévention chez les jeunes. Ça va prendre plus d’intervenants», souligne-t-il en mentionnant le manque de spécialistes en psychiatrie au Québec.

En ce qui concerne les maladies mentales, la décriminalisation du cannabis pourrait augmenter les cas de psychose toxique et d’attaques de panique dans les urgences. La schizophrénie sera aussi à risque, puisque la substance agit comme déclencheur à la maladie. «C’est 1 % de la population qui peut développer la schizophrénie, surtout si quelqu’un dans la famille l’a développée. Il est de même pour les crises de panique, la génétique est un facteur dans le développement des troubles de santé mentale», explique le psychiatre.

Dr Coulloudon se dit satisfait du projet de loi du gouvernement Couillard au sujet du cannabis, puisqu’on va enrayer le marché noir et que les gens sauront le taux de tétrahydrocannabinol (THC) présent dans ce qu’ils fument. «Le gouvernement doit mettre l’accent sur le fait que l’industrie va être non profitable et que l’argent va retourner en prévention dans les stratégies publicitaires et de commercialisation du produit», ajoute-t-il.

À propos de Vincent Lanoie

Après avoir échoué les tests physiques en Techniques policières au Cégep de Sherbrooke à 16 ans, Vincent Lanoie a totalement changé son plan de carrière. Pourquoi? Parce que s’il y a quelque chose que le Granbyen d’origine ne peut pas cacher, c’est qu’il parle beaucoup et il le sait. C’est lors de son passage au secondaire, alors que Vincent animait les galas de fin d’année, que ses professeurs lui ont fait remarquer son talent de communicateur et son aisance sur scène. C’est à ce moment qu’il a décidé qu’un jour, on le verrait à la télévision. Sportif et passionné de sports, Vincent a lui-même porté les couleurs de son cégep en football. Il agit à titre de descripteur/analyste hockey pour la diffusion web des joutes des Élites de Jonquière au niveau Midget AAA. Bon vivant et motivé par la vie, il ne se ferme aucune porte quant à son avenir.

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