Au-delà de la technologie, la pédagogie

En 50 ans d’existence, les enseignants du programme en Art et technologie des médias ont toujours été confrontés à un défi majeur: l’émergence de nouvelles technologies. Ils doivent rester constamment connectés avec le monde des médias afin d’offrir une formation le plus près possible des réalités du marché du travail en constante évolution. Et cela tout en respectant des budgets serrés.

Chaque achat doit, en effet, être analysé minutieusement en tenant compte des investissements nécessaires, de son utilité et de son utilisation. Par exemple, la somme d’argent attribuée aux caméras vidéo par le ministère de l’Éducation est renouvelable aux huit ans. «Quand on fait des choix technologiques, faut pas se tromper, car on est pris longtemps avec», explique un technicien en travaux pratiques, Joel Sasseville.

Mais avant tout, la technique se doit de trouver un juste milieu entre technologie et pédagogie. «On est une école. La pédagogie, depuis 50 ans, c’est ce qui a fait sortir ATM du lot, il ne faut jamais perdre ça de vu», raconte le responsable de la coordination départementale de l’option télévision, Jaky Fortin. Le but est de former le meilleur candidat pour qu’il trouve sa place lorsqu’il entrera dans l’industrie.

Et cette industrie est en constante évolution depuis quelques années. «Il y a vingt ans, c’était facile de deviner ce qui allait être utilisé dans quelques années. Depuis une dizaine d’années, ça va vite, c’est dur à suivre pour tout le monde», ajoute M. Fortin. La stratégie qu’adoptent les professeurs pour contrer ce défi est de prendre le risque d’attendre la prochaine technologie en espérant qu’elle soit meilleure.

Peu importe l’année au cours de laquelle un étudiant va graduer, le marché du travail va toujours regarder l’attitude de celui-ci avant ses aptitudes. «Ce n’est parce que tu as fait trois ans d’ATM que tu sais tout. L’ouverture d’esprit est primordiale», ajoute Jaky Fortin.

À propos de Vincent Lanoie

Après avoir échoué les tests physiques en Techniques policières au Cégep de Sherbrooke à 16 ans, Vincent Lanoie a totalement changé son plan de carrière. Pourquoi? Parce que s’il y a quelque chose que le Granbyen d’origine ne peut pas cacher, c’est qu’il parle beaucoup et il le sait. C’est lors de son passage au secondaire, alors que Vincent animait les galas de fin d’année, que ses professeurs lui ont fait remarquer son talent de communicateur et son aisance sur scène. C’est à ce moment qu’il a décidé qu’un jour, on le verrait à la télévision. Sportif et passionné de sports, Vincent a lui-même porté les couleurs de son cégep en football. Il agit à titre de descripteur/analyste hockey pour la diffusion web des joutes des Élites de Jonquière au niveau Midget AAA. Bon vivant et motivé par la vie, il ne se ferme aucune porte quant à son avenir.

À voir aussi

ATM devient l’École supérieure en Art et technologie des médias

Grâce à un investissement de plus de cinq millions $ sur 10 ans du gouvernement du Québec, le Cégep …