dimanche , 17 janvier 2021

Quand le système D est mis à l’épreuve

Des salles d’animation radio insonorisées avec du tapis collé au mur, un journal monté à la chandelle, une chambre de résidence étudiante en guise de salle de nouvelles: les étudiants en Art et technologie des médias (ATM) en ont vu des vertes et des pas mûres au fil des ans. Quand la technologie fait défaut, le mot d’ordre est débrouillardise.

La débrouillardise, les étudiants l’ont parfois apprise à la dure. L’enseignant en communication André Brassard-Aubin se souvient d’une soirée de printemps où ses étudiants avaient dû monter le journal sans électricité à la suite d’une panne généralisée dans la province. Cette soirée de mai 1988, l’ancien étudiant Denis Fortin ne l’oubliera pas de sitôt.

«André disait toujours : rien ne peut bloquer la sortie d’un journal. On avait cette phrase en tête quand l’électricité a coupé, donc on a monté le journal à la lueur de la chandelle!», se rappelle M.Fortin en riant.

À l’époque, la technologie n’était pas la même qu’aujourd’hui. Les photos étaient développées en chambre noire et les pages du journal étaient montées sur une table lumineuse. À défaut de table lumineuse, les étudiants ont donc utilisé les chandelles de leur appartement respectif.

À Class radio, les émissions devaient aussi être enregistrées coûte que coûte. Lors des travaux effectués en 2003, les cabines radiophoniques ont été temporairement déplacées dans les résidences étudiantes. L’enseignante Michèle Gagnon se rappelle les studios plaqués de tapis pour insonoriser, les tables pliantes et les chaises en plastique.

«Parfois, il faut faire du journalisme de brousse!», illustre l’enseignant Blaise Gagnon, qui avait vécu une situation semblable en tant qu’étudiant lorsque le programme avait emménagé dans le nouveau pavillon avant qu’il ne soit complètement terminé.

« Le pire, je pense, c’est d’essayer de se débrouiller avec des réflexes qu’on n’avait pas, à cause de notre manque d’expérience, affirme M. Fortin. Mais je suis content de l’avoir vécu, car après je pouvais faire face à n’importe quoi!»

À propos de Juliette Lefebvre

Si vous cherchez Juliette, ne regardez pas chez elle dans les Cantons-de-l’Est. Vous avez plus de chances de la trouver dans le rayon voyage d’une librairie, sur le chemin de son prochain roadtrip ou la tête dans les nuages en planifiant son prochain périple. Son amour inconditionnel pour le français et son intérêt pour l’actualité internationale l’ont menée à Jonquière, où elle ne cesse d’étonner son entourage avec des expressions loufoques sorties d’un autre temps. Elle ponctue ses anecdotes de ces expressions tout à fait charmantes (selon elle) ou absolument horribles (selon ses amis). Dans quelques années, nul ne sait où elle vivra, ni quel métier elle exercera. Toutefois, il est certain qu’elle aura ajouté quelques étampes à son passeport et qu’elle décriera toujours aussi férocement l’utilisation du verbe « assir ».

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