vendredi , 13 décembre 2019
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La loi est claire

Pas de vapotage pour les moins de 18 ans

«La cigarette électronique et tous les autres dispositifs de même nature, y compris leurs composantes et leurs accessoires, sont maintenant soumis aux mêmes règles que les produits du tabac». Voilà ce qu’on peut lire dans le texte de la loi 44, adoptée en novembre 2015 par le gouvernement québécois.

En résumé, cela veut dire que la vapoteuse est traitée au même titre qu’une cigarette, même si elle ne contient pas toujours de la nicotine. La vente de ce type de produit est donc encadrée rigoureusement et les vapoteurs doivent se plier aux mêmes interdictions que les fumeurs. C’est bien connu, les fumeurs doivent se tenir à plus de neuf mètres des portes et fenêtres, ils ne sont pas autorisés à fumer à l’intérieur ni sur les terrasses ni dans les parcs ou aires de jeux pour enfants.

La première loi sur le tabac date de 1998. Depuis, elle a été modifiée à quelques reprises, s’adaptant au gré des innovations technologiques. Une chose n’a toutefois pas changé, il faut être majeur pour se procurer les produits du tabac.

Les risques pour la santé sont encore méconnus, ce qui n’empêche pas les jeunes d’utiliser la cigarette électronique.

Le cas particulier des saveurs

L’article 29.2 de la loi stipule «qu’il est interdit de vendre, d’offrir en vente ou de distribuer un produit du tabac comportant une saveur ou un arôme autres que ceux du tabac, notamment ceux liés au menthol, à un fruit, au chocolat, à la vanille, au miel, aux bonbons ou au cacao, ou dont l’emballage laisse croire qu’il s’agit d’un tel produit.» Cependant, l’article suivant exclut la cigarette électronique de cette mesure.

Et pour les points de vente?

Au cours des cinq dernières années, de nombreux magasins sont apparus un peu partout au Québec. «Il y a des règles pour nous aussi, mentionne la gérante du magasin Le Vapoteur situé à Jonquière, Manon Desbiens. Non seulement les moins de 18 ans ne peuvent pas acheter nos produits, mais ils ne peuvent même pas entrer dans le magasin. Même si les mineurs n’ont pas le droit de se procurer ce genre de produits, il arrive tous les jours que certains d’entre eux tentent l’expérience», confirme Mme Desbiens.

La loi permet à l’exploitant d’un point de vente spécialisé en vapoteuses d’étaler ses produits à la condition qu’ils ne soient pas visibles de l’extérieur du magasin. Un autre employé de la succursale de Chicoutimi a aussi souligné qu’il n’avait pas le droit de décorer le magasin afin de le rendre attrayant pour les consommateurs.

La promotion des produits du tabac est illégale au Québec, c’est la raison pour laquelle il n’y a pas de campagnes publicitaires pour promouvoir la vapoteuse. Or, il en est tout autrement ailleurs. Comme pour les publicités de shampoing ou de bière, les gros joueurs de l’industrie de la vapoteuse utilisent, aux États-Unis, les grandes célébrités du moment et des images sensuelles pour promouvoir une idée positive de leur produit.

Actuellement, on ne retrouve rien dans la loi 44 concernant les achats en ligne. Plusieurs sources ont confirmé qu’il était très facile de se procurer des cigarettes électroniques, des accessoires et toutes sortes de saveurs sur des sites de petites annonces, mais aussi sur des plateformes entièrement consacrées à cela.

À propos de Camille Boutin

C’est à la suite d’une rencontre avec Audrey Gagnon, journaliste pour le TVA Nouvelles Montréal que Camille a eu la piqûre du journalisme et qu’elle a choisi d’amorcer une formation en journalisme au Cégep de Jonquière. Camille Boutin est originaire de Terrebonne, en banlieue nord de Montréal. Depuis son entrée, elle a vécu toutes sortes d’expériences très formatrices. Elle a eu la chance de participer au Forum Étudiants en janvier dernier, une semaine de simulation parlementaire intensive durant laquelle elle a alimenté une quotidienne de plusieurs chroniques cinglantes. Camille a aussi coanimé une émission de radio sur les ondes de CKAJ et collaboré au Web magazine La Cerise en tant que journaliste. La cuisine, le chant et la lecture ne sont que quelques-uns de ses passetemps favoris. Les domaines de la psychologie et des sciences l’intéressent beaucoup. À 19 ans et demi, Camille souhaite s’inscrire à l’université en psychologie pour réaliser son rêve de devenir psychologue.

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