mercredi , 27 janvier 2021

Un cri du cœur de la presse écrite

La Fédération nationale des communications affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (FNC-CSN) réclame du gouvernement fédéral des mesures de financement afin d’assurer l’avenir des journaux au pays. L’organisation estime que le milieu journalistique vit actuellement la plus grande crise de son histoire.

Dans le cadre de la journée d’amour à la presse écrite mercredi, des kiosques avaient été installés par la FNC-CSN un peu partout à travers la province afin de sensibiliser les jeunes à cette situation alarmante. Dans la région, des journalistes du Quotidien étaient présents au centre social de l’UQAC sur l’heure du midi.

En marge de cet évènement, le syndicat a déposé au Parlement canadien une pétition de 7000 signatures. Les responsables de la pétition espèrent attirer l’attention du premier ministre Justin Trudeau sur l’importance de la presse écrite pour la population. Si aucune aide n’est apportée aux médias écrits, la fédération croit que de nombreux journaux imprimés ou numériques pourraient disparaître.

Le syndicat dénonce aussi les géants du Web tels que Google et Facebook qui utilisent le contenu des médias sans toutefois payer de redevances. «Nous obtenons de la visibilité, mais pas le revenu qui vient normalement avec!», a expliqué le journaliste au Quotidien, Stéphane Bégin. Il ajoute que les entreprises font plus de placements publicitaires sur Internet que dans les journaux papier en raison de la meilleure visibilité.

«Fake news»

M. Bégin croit également que les joueurs importants du Web accélèrent l’appauvrissement de la qualité de l’information diffusée. «Les fakes news nous envahissent en ce moment», a-t-il déclaré. Il avance qu’il est important de conserver les médias traditionnels afin d’assurer un standard d’information élevé. «Je ne recueille pas de l’information sur le coin d’une table! J’ai des sources et c’est vérifié», affirme le journaliste qui travaille depuis plus de 30 ans au journal Le Quotidien.

La FCN-CSN espère que le gouvernement de Justin Trudeau imposera une taxe aux Canadiens qui servira à financer le secteur de la presse écrite. Selon les chiffres de l’organisation, les médias canadiens sont parmi les moins financés dans les pays développés avec 1,93 $ par habitant. Le leader dans le domaine, la Norvège, perçoit 92,33 $ par habitant.

À propos de Philippe L'Heureux

Philippe L’Heureux est un jeune homme de 21 ans provenant de la magnifique Île d’Orléans, près de Québec. Il en est à sa troisième et dernière année dans le programme de journalisme en ATM du Cégep de Jonquière. Philippe est détenteur d’un DEC en publicité et relations publiques du Collège Mérici, à Québec. Plusieurs personnes croient que Philippe étudie dans le bon domaine puisqu’il pourra utiliser à bon escient sa plus grande force : parler. De nombreux professeurs rencontrés tout au long de son parcours scolaire pourront témoigner de ce fait. Il ne rate pas une occasion pour tenter de faire rire le reste de la classe. Philippe est un amateur de course automobile et saute sur chaque occasion de pratiquer ce sport à la piste de karting de Château-Richer, avec sa famille ou des pilotes du circuit du Québec. Lorsqu’il ne regarde pas les courses de NASCAR ou d’IndyCar à la télévision, il est dans les estrades pour encourager ses pilotes favoris. Côté professionnel, Philippe adore toutes les formes de journalisme. Que ce soit la radio, l’écrit ou la télé, il s’adapte au type de média pour rapporter la nouvelle de façon juste. Il ne craint pas non plus de faire des entrevues en anglais, autant au Canada qu’aux États-Unis, lorsque nécessaire, afin d’informer le reste de la population de la planète.

À voir aussi

L’ÉNAM offrira un nouveau programme

L’École nationale d’apprentissage par la marionnette (ÉNAM) offrira en mars un nouveau programme d’accompagnement pour …