dimanche , 17 janvier 2021

Dépression et assurances | Un dossier qui fait réagir

Les groupes d’aide à la dépression croient que la sortie récente de l’auteur et professeur à l’UQAM Samuel Archibald a eu un impact positif pour mettre en lumière la maladie mentale auprès de la population et des compagnies d’assurances.

Être au bord du gouffre et devoir insister auprès de ses assurances pour obtenir son indemnisation, c’est une histoire vécue par plusieurs personnes aux prises avec la dépression. Samuel Archibald a publié une lettre dans La Presse + qui a fait le tour des réseaux sociaux, ce qui a ouvert les yeux à plusieurs sur la maladie mentale. C’est ce que croit le directeur général du programme de soutien à l’autogestion de la dépression de Revivre, Jean-Rémy Provost.

/Dans le cas de Samuel Archibald, Desjardins Assurances générales ne lui a pas donné ses prestations entre autres parce que la compagnie a épluché ses réseaux sociaux et a vu ses activités, comme la course à pied. «On ne peut s’attendre à ce que quelqu’un comme moi guérisse de quoi que ce soit en restant tout seul chez lui en bobettes avec les doigts enfoncés dans les narines […]», explique M. Archibald dans sa lettre.

«Le monde des assureurs doit comprendre qu’agir fait partie des étapes de réhabilitation, comme faire des ateliers pour mieux vivre au quotidien», commente M. Provost. Il ajoute que les assurances et l’employeur ne gagnent rien à devancer le retour d’un congé de maladie puisque la réhabilitation d’une dépression est une question de temps.

De 50 à 60 % des gens en dépression sont à risque d’une rechute. Les intervenants en santé mentale estiment que la dernière chose qu’une personne souffrant d’une dépression veut vivre, c’est de se jeter dans la paperasse des assurances.

Les crises de panique, la difficulté de concentration, les changements d’humeur et l’insomnie sont quelques symptômes d’une dépression. Juger si une personne est apte à travailler ou non n’est pas évident puisque «le soleil peut percer quand même» selon les journées, ce qui rend la sensibilisation importante selon M. Provost.

À propos de Camille Lacroix

Magogoise qui se nourrit de toute l’information qui l’entoure, Camille Lacroix laisse tomber sa coquille dès qu’on l’approche. L’actualité alimente son quotidien depuis qu’elle sait lire. Toujours prête pour l’aventure, elle sort de son confort pour voyager ou pour essayer de nouvelles choses. Elle a toujours en main des billets pour un spectacle à venir pour satisfaire son côté groupie refoulé. Camille a pu porter fièrement le chandail des Gaillards pendant deux ans lorsqu’elle a intégré l’équipe de cross-country. Elle adore le plein air tant pour la course, le vélo et le hiking. Elle souhaite d’ailleurs intégrer cette passion dans une future carrière en journalisme. Ayant une fervente détermination pour informer la population que ce soit par la télévision, la presse ou la radio, la journaliste en elle n’attend que de sortir. Une chose est sûre, sa curiosité va lui donner du fil à retordre afin d’arrêter son choix pour des études supérieures.

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