Éveil à la lecture | Des monstres souriants pour faire lire les enfants

Des boîtes en bois peintes aux allures de sympathiques monstres font petit à petit leur apparition dans les différents quartiers de Saguenay. Remplies de livres, ces boîtes appelées croque-livres ont une vocation bien particulière: intéresser les enfants de 0 à 12 ans à la lecture en leur permettant d’échanger un livre déjà lu contre un de ceux du croque-livres.

Les croque-livres, une initiative de la Fondation Lucie et André Chagnon mise sur pied en 2014, se trouvent aux endroits fréquentés par les enfants : garderies, écoles primaires, centres communautaires, etc. Ils sont répertoriés sur le site officiel, croquelivres.ca. N’importe qui peut commander son croque-livres sur Internet et l’ajouter aux 902 déjà existants au Québec. À Saguenay, une douzaine de boîtes dans les trois arrondissements permettent aux enfants d’échanger leurs bouquins.

Marie-Lou, 4 ans, et Jolyanne, 2 ans et demi, fréquentent assidument le croque-livres de leur centre de la petite enfance (CPE). « Certains des livres qu’elles ont trouvés ont été de surprenantes découvertes, affirme leur maman, Cindy Mancheron. Par exemple, elles ont adopté un livre sur le hockey que je n’aurais jamais pensé louer à la bibliothèque.» Un autre de leurs coups de cœur: un livre-marionnette… en anglais! Les fillettes ont été intéressées par son aspect singulier dès le premier coup d’œil et ne s’en sont pas encore départies.

La conseillère pédagogique au centre de la petite enfance Gari-Gatou, Johanne Beaulieu, explique la popularité des croque-livres par leur accessibilité. «La beauté des croque-livres, c’est qu’ils s’insèrent dans le quotidien des parents. Les gens n’ont pas besoin de se déplacer pour en profiter, contrairement à la bibliothèque, par exemple».

La présence de croque-livres en milieu préscolaire peut surprendre, étant donné que les enfants ne savent pas encore lire à cet âge. « Ce qu’on souhaite, c’est éveiller les jeunes enfants à la lecture, ce n’est pas de leur apprendre à lire, mais plutôt de leur en donner le goût», clarifie la directrice générale du CPE de la Sagamie, Guylaine Pinet.

 

À propos de Juliette Lefebvre

Si vous cherchez Juliette, ne regardez pas chez elle dans les Cantons-de-l’Est. Vous avez plus de chances de la trouver dans le rayon voyage d’une librairie, sur le chemin de son prochain roadtrip ou la tête dans les nuages en planifiant son prochain périple. Son amour inconditionnel pour le français et son intérêt pour l’actualité internationale l’ont menée à Jonquière, où elle ne cesse d’étonner son entourage avec des expressions loufoques sorties d’un autre temps. Elle ponctue ses anecdotes de ces expressions tout à fait charmantes (selon elle) ou absolument horribles (selon ses amis). Dans quelques années, nul ne sait où elle vivra, ni quel métier elle exercera. Toutefois, il est certain qu’elle aura ajouté quelques étampes à son passeport et qu’elle décriera toujours aussi férocement l’utilisation du verbe « assir ».

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