vendredi , 22 janvier 2021

Intersection rue Saint-Hubert/boulevard Harvey | Les piétons traversent à leurs risques et périls

L’absence de feux piétonniers à l’intersection du boulevard Harvey et de la rue Saint-Hubert rend la vie difficile aux passants qui souhaitent traverser la rue. De plus, de nombreux automobilistes ne respectent pas les passages pour piétons situés à proximité. Une situation jugée «extrêmement dangereuse» par l’échevin Michel Thiffault.

Sur les quatre côtés de l’artère, il y a un passage pour piétons qui oblige normalement les voitures à s’arrêter si quelqu’un est sur le point de s’engager. Toutefois, peu d’automobilistes respectent cette signalisation. La Pige a soumis les automobilistes au test. Sur les quatre traverses, une moyenne de 10 à 15 véhicules sont passés avant qu’un piéton puisse traverser.

«On essaie d’éviter de traverser aux lumières parce que c’est dangereux, mais c’est plus sécuritaire que de prendre les passages pour piétons un peu plus loin», explique un passant rencontré à l’intersection, Bertrand Gauthier.

«On doit s’armer de patience, ça peut prendre quelques minutes avant qu’une voiture s’arrête», a renchéri la piétonne Diane Lemay.

Le conseiller municipal du secteur, Michel Thiffault, admet que c’est une intersection qui est extrêmement dangereuse. «La population n’est pas en sécurité en ce moment. Je ne peux pas dire quelles solutions seront adoptées, mais je promets que le problème sera amené sur la table du conseil.»

Une résidente et commerçante du coin Caroline Culet a d’ailleurs fait une demande à la Ville, il y quelques années, afin qu’un passage plus sécuritaire soit instauré. C’est d’ailleurs en réponse à cette requête que les traverses pour piétons ont été installées.

«J’ai l’impression qu’ils attendent que quelqu’un meure avant de changer quoi que ce soit. Ma fille prend l’autobus à l’arrêt juste en face du salon de coiffure et j’ai toujours peur que quelque chose lui arrive lorsqu’elle traverse la rue», s’inquiète Mme Culet.

Les commerçants environnants s’entendent pour dire que c’est une intersection qui est problématique. «On a une cliente d’environ 90 ans qui doit escalader des bancs de neige avec sa canne pour réussir à traverser la rue, c’est ridiculement dangereux», a raconté l’un d’eux.

«Avoir une lumière pour les piétons serait plus logique. C’est une artère qui est très passante surtout sur les heures de pointe. On voit souvent des gens passer et rester pris entre les deux voies pendant quelques minutes», a expliqué un autre commerçant.

Du côté de la Sécurité publique de Saguenay, le porte-parole Bernard Moreau admet que l’idéal serait d’installer des feux piétonniers. «On aimerait en avoir à tous les coins de rue, mais c’est la Ville qui étudie et qui choisit les artères où l’installation se fait.» Pour ce qui est des passages piétons qui ne sont pas respectés par les automobilistes, M. Moreau explique que les policiers essaient d’être le plus présents possible. «C’est un problème qui est généralisé dans toute la ville de Saguenay.»

À propos de Andréane Vallée

Native du Lac-Saint-Jean, Andréane Vallée est une jeune femme passionnée par le monde entier. Elle a étudié à l’école secondaire Camille-Lavoie dans le programme d’éducation internationale (PEI). C’est d’ailleurs une journée découverte avec cette école qui lui a permis d’enfiler l’instant d’une journée l’habit d’un journaliste. Depuis son plan était clair, elle devait étudier à Jonquière à tout prix. Toutefois sa curiosité et la vie l’ont menée ailleurs, plus précisément à Sydney, en Australie. Après un an à l’étranger et la tête remplie de rêves, elle revient en 2015 pour étudier en Art et technologie des médias. Des intérêts variés et l’envie de tout savoir, de tout connaître, voilà qui décrit très bien Andréane. Nous verrons où la vie la mènera.

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