samedi , 17 août 2019
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«SOMOS DIFFERENTES, SOMOS IGUALES»

Au-delà des tout inclus

Le photographe montréalais Richard Geoffrion présente l’exposition SOMOS DIFFERENTES, SOMOS IGUALES à la bibliothèque municipale de Chicoutimi jusqu’au 5 mars. Elle rassemble des portraits captés au fil d’une vingtaine de voyages effectués à Cuba, une société dont il brosse un portrait humaniste et à la fois critique.

Se disant lui-même de gauche, Richard Geoffrion a toujours été fasciné par la révolution cubaine qui a conduit le commandant Fidel Castro au pouvoir en 1959. «J’avais des préjugés assez favorables vis-à-vis ce mouvement-là», explique-t-il. C’est en partie la raison qui justifie la vingtaine de périples de M. Geoffrion sur l’île cubaine de 1996 à 2008.

Là-bas, il s’est donné la mission de rendre hommage au peuple cubain en photographiant les femmes et les hommes isolés dans leur quotidien. Une tâche difficile selon lui, puisque «les Cubains ont appris avec le temps à ne pas parler aux étrangers. Je voulais montrer toute la dignité et la beauté de ce peuple qui est pauvre en matériel, mais aussi pauvre en espoir».

Reconnu pour ses plages de Varadero, son rhum et ses cigares, Cuba cache certes un côté sombre: celui d’un pays appauvri où les libertés individuelles sont bafouées et où le taux de suicide est le plus haut en Amérique. «L’armée contrôle encore l’économie et le politique. Il n’y a donc pas beaucoup d’espoir», explique le photographe.

Pour réaliser l’exposition d’une cinquantaine de portraits, qui a été présentée au Mexique et au Pérou, Richard Geoffrion a demandé un visa d’artiste invité ainsi qu’un permis l’autorisant à vivre avec une famille cubaine. «C’est en vivant avec eux que j’ai compris comment ils fonctionnaient au quotidien.»

Par souci d’authenticité, l’artiste ne voulait apporter aucune retouche aux portraits. La production des photographies a d’ailleurs été réalisée avec une caméra argentique et un posemètre.

Égalité, vraiment?

Tous pareils, tous égaux (en français) se veut donc un appel à deux grands principes: l’égalité entre les Hommes, mais aussi l’acceptation des différences. «Par ce titre, je voulais montrer que nous [les Québécois] étions différents des Cubains, mais que nous étions tout aussi égaux.» Le photographe précise qu’il a récemment pensé ajouter un point d’interrogation à la fin du titre de l’exposition, doutant lui-même que le peuple cubain ait de réelles chances de goûter – un jour – à la démocratie.

À propos de François Gionet

Cadet de la cohorte 2015-2018 en journalisme, François a grandi dans la magnifique banlieue ferroviaire de Charny sur la Rive-Sud de Québec. Véritable boute-en-train dès son plus jeune âge, François s’est attiré la foudre de plusieurs enseignants par son incapacité à se taire au bon moment, au bon endroit. François semblait donc déjà destiné à une carrière en communication. C’est lors de ses études secondaires au Juvénat-Notre-Dame que François s’intéresse au milieu des arts. Musique, théâtre, cinéma et littérature : ce jeune homme expérimente tous les domaines, tout en développant un intérêt pour l’écriture, intérêt qui le mènera d’ailleurs à écrire pour le journal étudiant de l’école durant deux ans. À l’extérieur des murs scolaires, François joue à la position de défenseur pour l’équipe de hockey de son quartier, avant d’accrocher ses patins – pour de bon – en 2015. Même s’il n’est pas certain de son avenir dans le milieu journalistique, François a la profonde conviction qu’il travaillera dans un domaine où il pourra « changer les choses pour le mieux », principe qui semble plus que nécessaire, aujourd’hui, en 2017.

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