Témoignage de Nathalie Brassard | Marthe Asselin-Vaillancourt, une battante jusqu’à la fin

«Marthe Asselin-Vaillancourt laisse un héritage féministe et un combat pour la reconnaissance des droits en faveur des plus démunis», témoigne la psychothérapeute au Centre d’aide aux victimes d’actes criminels de Chicoutimi (CAVAC), Nathalie Brassard.

La fondatrice du CAVAC, Marthe Asselin-Vaillancourt, est décédée à l’âge de 86 ans, lundi après-midi après avoir eu recours à l’aide médicale à mourir, elle qui avait participé à légitimer cette loi. Atteinte d’un cancer du sein depuis plusieurs années, Mme Vaillancourt a choisi de s’éteindre en affirmant une dernière fois l’un de ses combats.

Nathalie Brassard, psychothérapeute et travailleuse sociale au CAVAC, a accordé une entrevue sur le plateau de La Pige pour raconter ses souvenirs partagés avec la «grande dame». Elle a vu pour la dernière fois Mme Vaillancourt le 13 février dernier.

«C’était une battante, très sereine même dans ses derniers jours, déclare-t-elle. Je me souviendrais toujours d’elle comme très souriante.» Émue, elle se rappellera de la femme engagée pour les droits des personnes dans le besoin et active dans de nombreuses causes.

Nathalie Brassard a tenu à rendre un hommage écrit lors de sa dernière visite à Mme Vaillancourt, sur ses accomplissements. Mme Vaillancourt lui a avoué être touchée et partir avec cette considération en mémoire.

«Elle a démarré un grand travail avec les victimes, leurs proches et les témoins d’actes criminels. Son implication a permis de faire évoluer le CAVAC», affirme la psychothérapeute.

De 1988 à aujourd’hui, le centre est passé de trois à 20 employés. Les services se sont aussi étendus à Alma, Chibougamau et Roberval.

Marthe Asselin-Vaillancourt a été médaillée par le Gouverneur général en 2011. Cette même année elle a reçu la plus haute distinction du pays en devenant Membre de l’Ordre du Canada.

À propos de Flavie Villeneuve

«Le voyage pour moi, ce n’est pas arriver, c’est partir. C’est l’imprévu de la prochaine escale, c’est le désir jamais comblé de connaitre sans cesse autre chose, c’est demain, éternellement demain. » C’est accompagné de cette phrase du journaliste et écrivain Roland Dorgelès que Flavie, originaire de France, a installé ses valises à Jonquière pour donner un peu de longueur à son escale. Comme elle est voyageuse et curieuse, le journalisme représente ce certain imprévu qui offre une dose d’adrénaline à sa journée. Elle est férue d’histoires, celles qui ont leur mot à dire et qui font réfléchir. Flavie aime lire l’actualité internationale et souhaite un jour continuer son voyage en partageant quelques-unes de ses pages.

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