lundi , 21 octobre 2019
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Entreprises en autogestion

L’équipe de travail comme patron

Chez Devicom, depuis plus d’un an, il n’y a plus de patron. C’est l’intelligence collective qui a pris les rênes, chaque employé est appelé à s’impliquer dans les projets de la société en ingénierie des télécommunications et sécurité. Et c’est une réussite.

 

L’entreprise Devicom a ainsi pu déjouer le ralentissement économique qu’elle subissait. Elle est passée de 35 à 51 employés en l’espace d’une année et elle a encore quatre postes à pourvoir. L’intelligence collective a permis de créer de nouvelles opportunités.

« Je ne reconnaissais plus la valeur ajoutée de mon entreprise, confie la co-fondatrice de Devicom, France Lavoie. Mes employés venaient faire leur journée mais je ne ressentais plus le côté innovant et créatif.»

C’est pourquoi France Lavoie, après 25 ans, a décidé de prendre un virage dans la gestion de son équipe. Elle a réorganisé la société pour lui donner de nouvelles perspectives, celle de l’holacratie.

«Je ne gère plus des postes, je gère des talents», affirme-t-elle, joyeuse. Si un problème survient, Mme Lavoie explique que tout le monde se démène pour trouver une solution.

L’adjointe au marketing Nathalie Vaillancourt confirme la flexibilité de l’entreprise. «On crée un cercle de compétence selon la demande du client, un leader conduit naturellement le projet, explique-t-elle. Chacun utilise ses capacités mais la souplesse permet d’innover et d’essayer des nouvelles choses selon nos aptitudes.»

Leadership collaboratif

Cette nouvelle tendance n’est pas une gouvernance traditionnelle pyramidale, elle ne fonctionne pas sur l’ambition individuelle mais sur le potentiel collectif. Chaque employé est un leader capable de sortir de sa zone de travail pour apporter de l’inventivité.

Le fondateur du blogue Scrum Saguenay, Sylvain Gravel, soutient les nouvelles formules de travail plus collaboratives qui s’adaptent aux demandes actuelles. Comme France Lavoie, M. Gravel pense que «la motivation des employés est la panacée des méthodes de travail».

«Les employés s’approprient tous les rôles de l’entreprise pour atteindre l’objectif, explique-t-il. Il y a une plus grande latitude et ça procure de la passion et de l’innovation. Ils se sentent engagés.»

Un lieu de travail stimulant

 

«Ma philosophie d’une journée de travail, c’est le bonheur au sein de l’équipe», déclare France Lavoie. On se sent tous engagés dans ce leadership collaboratif.»

L’absence de hiérarchie permet le sentiment d’implication, selon Mme Lavoie. Elle explique que «chacun désire contribuer au succès du projet et se sent libre d’exprimer ses idées».

Nathalie Vaillancourt ajoute que c’est une synergie palpable. «Les possibilités personnelles se reflètent dans les possibilités de l’entreprise. C’est un vrai travail d’équipe», conclut-elle.

 

 

À propos de Flavie Villeneuve

«Le voyage pour moi, ce n’est pas arriver, c’est partir. C’est l’imprévu de la prochaine escale, c’est le désir jamais comblé de connaitre sans cesse autre chose, c’est demain, éternellement demain. » C’est accompagné de cette phrase du journaliste et écrivain Roland Dorgelès que Flavie, originaire de France, a installé ses valises à Jonquière pour donner un peu de longueur à son escale. Comme elle est voyageuse et curieuse, le journalisme représente ce certain imprévu qui offre une dose d’adrénaline à sa journée. Elle est férue d’histoires, celles qui ont leur mot à dire et qui font réfléchir. Flavie aime lire l’actualité internationale et souhaite un jour continuer son voyage en partageant quelques-unes de ses pages.

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