La Laiterie de La Baie en route vers ses 100 ans

Les défis de l’industrie agro-alimentaires et les tendances véganes n’inquiètent pas les dirigeants de la Laiterie de La Baie, qui fêtera son 100e anniversaire en 2019.

«Ça ne nous fait pas peur du tout. Le lait de consommation se vend moins, entre autres parce qu’il n’y a plus de grandes familles et c’était les enfants qui buvaient du lait. Par contre, les yogourts et les fromages gagnent en popularité dans les épiceries», a expliqué un des copropriétaires Julien Duperré. Avec trois de ses frères, ce dernier a pris la relève de l’entreprise que son père Edmond a achetée en 1945.

Pour se tailler une place dans le marché au fil des années auprès des acheteurs multinationaux, l’entreprise tente de se distinguer avec une diversité de produits, qu’elle vend à l’extérieur de la région, entre autres à Vancouver et dans les Maritimes. «On fait les produits que les gros joueurs ne veulent pas faire. On vend de la crème glacée, du beurre, du yogourt glacé, du lait au chocolat, des produits halal pour les musulmans et d’autres produits pour les juifs», a énuméré Julien Duperré, l’aîné de la famille.

Cependant, il est d’avis que, malgré sa bonne situation financière, l’entreprise doit faire face à différents enjeux. «Des laiteries comme nous, en 1970, il y en avait 300. Aujourd’hui, on doit être cinq. Les gros acheteurs, comme Walmart et Costco, sont partout au Canada, donc ils préfèrent faire affaire avec un seul fournisseur, a mentionné M. Duperré. Ce n’est pas évident d’avoir de l’espace en tablette.»

Pour le 100e anniversaire de la compagnie, l’entreprise aimerait «augmenter sa part de marché auprès de la clientèle commerciale», selon son site internet.

À propos de Gabrielle Bartkowiak

Onze déménagements, 8 villes, 6 régions et une jeune étudiante au nom exotique égarée en sol saguenéen pour les études collégiales. St-Eustachoise de naissance, Chibougamoise de cœur et Abitibienne à ses heures, Gabrielle prend plaisir à toujours être en mouvement. Elle a d’ailleurs développé très jeune la manie de s’embarquer dans n’importe quel projet sportif ou culturel. Si elle n’est pas en train de planter des arbres à la Baie-james ou en classe à apprendre les rudiments des communications, elle est certainement en train de rire un peu trop fort de tout et de rien avec ses amis. Même si on la décrit comme étant un peu bizarre, elle adore se défendre en disant qu’elle aime ce qui sort de l’ordinaire. Attachée à la langue française, amoureuse des gens, touche-à-tout et un peu trop curieuse, Gabrielle est depuis longtemps intéressée par le journalisme. Même si dans sa tête, les idées, les rêves et les projets se bousculent sans cesse, vous la reverrez très certainement, après l’université, exercer un métier qui la passionne.

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