Lorsque les allergies s’emparent du quotidien

Jérémy n’a que cinq ans et il doit vivre avec plus de 25 allergies. Chaque jour représente un défi de taille afin d’éviter une réaction surprise. Récemment, il a dû être retiré de la garderie en raison de fortes réactions avec des molécules présentes dans l’air créant ainsi de l’asthme et des conjonctivites à répétition. Cette situation pourrait changer rapidement, car Jérémy entame dès l’été un processus de désensibilisation alimentaire.

 Cette méthode vise à éliminer ses allergies. Il consommera une infime portion de l’aliment auquel il est allergique, cinq types de nourriture à la fois. Chaque deux semaines, la quantité sera augmenté après une évaluation du médecin. Après quatre à six mois, le jeune garçon pourra manger une dose normale, et ce, quotidiennement et obligatoirement.

 Mais avant cette désensibilisation, Jérémy doit suivre un traitement afin de diminuer la force de ses réactions allergiques en prévision de sa rentrée scolaire en septembre prochain. Bimensuellement, il reçoit des traitements par injection. Ces traitements miracle transformeront évidemment le quotidien exigeant de ce petit garçon.

Vivre avec 25 allergies

Les parents ont souvent à combattre les allergènes pour leur enfant en bas âge. Sa mère Valérie Émond assure le rôle d’intermédiaire entre les allergies et son fils.

Malgré la possibilité d’acheter prudemment la quasi-totalité des aliments à l’épicerie, les risques sont omniprésents. Elle fait son propre pain, possède un hachoir pour la viande et cuisine un ketchup maison. Valérie fait maintenant partie de l’élite des mamans lectrices d’ingrédients. Elle lit tout. Rien ne lui échappe.

Toutefois, les parents du jeune homme se permettent de manger des aliments qui peuvent contenir les aliments interdits. L’enfant est alors conscient qu’il ne peut toucher pendant ce moment. «Je me lave les mains constamment afin d’éviter les contacts avec de la nourriture, de plus je dois surveiller mon plus jeune fils de deux ans qui n’est pas conscient de la situation», affirme Valérie.

Parmi la liste interminable d’aliments qu’il ne peut consommer, il y a les œufs, le soya, le poulet, les oignons et les pommes de terre sans oublier l’incontournable arachide. Outre cette nourriture, sa peau ne tolère pas la crème solaire ainsi que la colle sur les bandages.

Le petit garçon côtoient les risques liés aux allergies quotidiennement. «Mon fils a une vie limité. Il y a toujours des risques. L’envoyer au parc jouer avec ses amis peut représenter un danger. Nous prenons des précautions, mais nous ne pouvons pas l’empêcher de vivre sa vie», confie la jeune mère.

À propos de Simone Pilote

Fière Saguenéenne, Simone Pilote aspire depuis son enfance à faire carrière dans le domaine des communications. Ses champs d’intérêt sont la politique provinciale, les enjeux culturels à l’échelle du pays et les questions environnementales. En dehors de l’enceinte du Cégep, Simone bouge : le volleyball, la course, le vélo ou la natation... Férue de plein air, Simone séjourne chaque été depuis 11 ans dans un camp de vacances dédié à la randonnée pédestre dans les Appalaches. Elle considère d’ailleurs ce lieu comme sa deuxième maison, y travaillant comme monitrice auprès des jeunes depuis 2014. Après sa technique, elle souhaite poursuivre ses études à l’université. Au cours des prochaines années, elle désire voyager, perfectionner son espagnol et effectuer des piges à l’étranger tout en élargissant son champ d’horizon.

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