Assassin’s Creed | L’exactitude historique mise de l’avant

Bien qu’il ne s’agisse que d’un jeu vidéo, derrière Assassin’s Creed se cache un énorme processus de validation historique. Les développeurs, fiers du contenu présenté dans leurs aventures, ont même créé un jeu éducatif interactif à partir de leur univers.

C’est ce qu’a raconté l’historien chez Ubisoft Montréal, Maxim Durand. Il était de passage à Chicoutimi, mardi soir, afin de parler de la méthode historienne cachée derrière la franchise Assassin’s Creed.

Le jeu vidéo, développé par Ubisoft, prend place dans plusieurs points marquant de l’histoire humaine. Que ce soit la Rome antique, la France de la renaissance ou l’Égypte sous le régime de Cléopâtre, un important processus de vérification historique est mis en branle afin de créer un jeu réaliste.

M. Durand est entré dans l’équipe de la métropole en 2010 à sa sortie de l’université, lui qui est diplômé en histoire à l’Université de Montréal. Depuis, il travaille sur chaque jeu, s’assurant que les décors, les costumes et les actions des personnages sont précis d’un point de vue historique.

«Je suis particulièrement fier du travail que j’ai réalisé sur Assassin’s Creed 3. Le jeu met en vedette un jeune Métis mohawk et britannique durant la guerre d’indépendance américaine. Cette période historique est celle que j’ai le plus étudiée à l’école et j’ai poussé extrêmement fort afin que le jeu soit encore plus précis que les autres. Je trouvais indispensable de respecter la communauté mohawk et c’est pourquoi nous leur avons demandé de l’aide lors de la réalisation du jeu», a expliqué l’historien devant une foule majoritairement constituée d’universitaires.

Le bachelier de l’UDM avoue qu’il n’est pas toujours facile de collaborer avec les développeurs et les programmeurs. «Tout le monde doit mettre de l’eau dans son vin, c’est sûr qu’il va y avoir des incohérences historiques. C’est parfois nécessaire afin d’offrir une expérience agréable aux joueurs ou pour rendre le jeu plus beau. On fait tout de même de gros efforts.»

Ubisoft a aussi un désir pédagogique derrière Assassin’s Creed. L’entreprise a sorti, il y a trois semaines, une extension de son tout dernier jeu Assassin’s Creed : Origin. La nouvelle expérience, appelée Discovery Tour, se veut une plateforme éducative offrant à un public de tous âges l’opportunité de faire une visite guidée de l’Égypte antique.

Bien que le jeu se déroule dans le même univers que son prédécesseur, de grands efforts de programmation ont été nécessaires afin de rendre le jeu libre de violence. L’expérience interactive permet donc de découvrir les secrets de l’Égypte sous une narration éducative.

Le jeu a été conçu en partenariat avec plusieurs pédagogues afin de le rendre accessible aux écoles et de lui donner une plus grande valeur éducative. Cette version du jeu est gratuite pour tous ceux qui ont acheté Assassin’s Creed : Origin et ceux qui l’achèteront dans le futur.

À propos de Mikaël Beauchemin

Petit garçon de campagne, Mikaël Beauchemin est originaire de Saint-François-du-Lac au Centre-du-Québec. Dès sa tendre enfance, il s’intéresse à tout et tente de comprendre le monde qui l’entoure. Cette curiosité le pousse à se renseigner sur une panoplie de domaines allant de l’astronomie à la politique, en passant par le sport et le droit. Verbomoteur de nature, communiquer est son plus grand atout et il ne manque pas une occasion d’exprimer le fond de sa pensée. C’est pour cette raison qu’il s’est inscrit en ATM après son parcours secondaire où il a découvert sa passion pour la télévision. Le jeune centriquois est animé par une détermination sans limites qui le pousse toujours plus loin. Il a d’ailleurs espoir de se retrouver un jour en zone d’instabilité politique en tant que correspondant à l’étranger.

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