vendredi , 22 janvier 2021

Des boîtes repas livrées à domicile

Plus d’un habitant sur quatre dans la région ne consomme pas davantage de fruits et légumes parce qu’il ne sait pas comment les cuisiner. C’est ce que dévoile le portrait des habitudes alimentaires de la population du Saguenay—Lac-Saint-Jean rendu disponible par le CIUSSS dans le cadre du Mois de la nutrition. Dans ce contexte, la montée en popularité des boîtes repas n’a pas de quoi surprendre l’industrie.

Les boîtes repas commandées par Maryse Bouchard et sa famille depuis presque un an comprennent tous les ingrédients nécessaires pour cuisiner cinq repas. «Ça diminue la charge mentale de la personne qui planifie les repas», souligne Mme Bouchard. La mère de deux jeunes adultes, autrefois chargée de planifier et de cuisiner chaque souper, ne s’occupe désormais plus que de préparer deux mets par semaine, puisque son mari et ses deux enfants s’occupent d’une recette chacun. «Mon mari et mes enfants, qui n’avaient jamais cuisiné avant qu’on utilise les boîtes repas, sont fiers de présenter chacune des recettes qu’ils réalisent», ajoute Maryse Bouchard.

En plus d’alléger sa tâche, Maryse explique que le concept permet de découvrir de nouveaux aliments. «Chaque boîte comprend un repas végétarien et un repas de poisson, donc on apprend à sortir de notre zone de confort», explique Mme Bouchard.

Dans la région

Sylvie Langevin et Cathy Fortin, copropriétaires du traiteur Au chef extra à Canton-Tremblay, poussent le concept de boîtes repas encore plus loin en proposant des sacs livrés à domicile sur le territoire de Saguenay. Les sacs saveur, comme elles les appellent, comprennent cinq repas préparés qui doivent tout simplement être réchauffés avant d’être dégustés. Elles ont lancé le concept il y a deux semaines seulement avec pour objectif, entre autres, de faire découvrir les saveurs régionales.

«Nos produits s’adressent aux gens seuls, à ceux qui n’ont pas le temps de cuisiner ou qui veulent mieux manger et aussi aux épicuriens qui veulent goûter de nouvelles saveurs», explique Sylvie Langevin.

Un peu partout au Québec, des entreprises régionales lancent des initiatives semblables pour rejoindre les familles, les gens seuls à la maison ou tout simplement ceux qui veulent simplifier leur quotidien. Selon la nutritionniste Malorie Munger, il faut toutefois prendre le temps de s’informer adéquatement sur ce que l’on mange. «Les boîtes repas peuvent présenter des valeurs nutritionnelles tout à fait adéquates, mais certaines ont des carences en fruits et légumes, par exemple.» La nutritionniste conclut en disant qu’idéalement, on cuisinerait toujours à la maison. Par contre, les boîtes repas peuvent à son avis être une bonne alternative à un repas sur le pouce comme du fastfood.

À propos de Juliette Lefebvre

Si vous cherchez Juliette, ne regardez pas chez elle dans les Cantons-de-l’Est. Vous avez plus de chances de la trouver dans le rayon voyage d’une librairie, sur le chemin de son prochain roadtrip ou la tête dans les nuages en planifiant son prochain périple. Son amour inconditionnel pour le français et son intérêt pour l’actualité internationale l’ont menée à Jonquière, où elle ne cesse d’étonner son entourage avec des expressions loufoques sorties d’un autre temps. Elle ponctue ses anecdotes de ces expressions tout à fait charmantes (selon elle) ou absolument horribles (selon ses amis). Dans quelques années, nul ne sait où elle vivra, ni quel métier elle exercera. Toutefois, il est certain qu’elle aura ajouté quelques étampes à son passeport et qu’elle décriera toujours aussi férocement l’utilisation du verbe « assir ».

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