Pièce de théâtre «L’État» | La Rubrique présente une oeuvre brûlante d’actualité

«On est en pleine période électorale, qui aurait cru que ce texte-là serait aussi pertinent maintenant ?», s’est exclamée la metteure en scène de la pièce de théâtre L’État, Martine Beaulne, en conférence de presse mercredi matin au Cégep de Jonquière.

 

Le Théâtre La Rubrique présente sa nouvelle création écrite par Normand Canac-Marquis dans laquelle on découvre une éditorialiste au journal L’État, Solange Speilmann, menacée par le parti au pouvoir de révéler une ancienne liaison avec le chef de l’opposition. La pièce se construit autour d’un dilemme:  publier ou non l’éditorial de Solange où elle révèle que cette menace lui a été faite.

Le tout est mené par quatre comédiens, dont deux habituées de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Josée Gagnon et Monique Gauvin ainsi que Louise Laprade et Robert Lalonde bien connus du grand public québécois.

À ce sujet, Louise Laprade a expliqué que le travail était toujours le même qu’elle soit à Montréal ou à Jonquière. «La différence; c’est fantastique de rencontrer des gens qui vivent dans le contexte autre que celui urbain.»

Pour le directeur artistique Benoît Lagrandeur, «L’État brasse la cage de notre confort et de notre indifférence.» «[Il] a un message actuel et particulier», a précisé Josée Gagnon.

Le comédien et écrivain Robert Lalonde a souligné, pour sa part, l’absence totale de la culture dans le débat politique. «Ce qu’on espère c’est que les gens vont vibrer avec nous, qu’on prenne la parole ensemble dans un contexte où on est plutôt porté à baisser les bras. On a, comme artiste, la responsabilité d’adresser le sujet, c’est un besoin ici et qu’on voit beaucoup à Montréal.»

La pièce concerne tout le monde pense M. Lalonde et même, elle « devrait donner un bon coup de fouet à du monde qui ne devrait pas attendre après la politique pour faire quelque chose. Il faut bouger ».

Mme Beaulne estime que la réception du public sera différente avant et après le 1er octobre, donc avant et après les élections provinciales.

« Qu’est-ce qui fait que l’on pense qu’on ne peut rien faire ? », s’est questionné M. Lalonde. Il se réjouit, toutefois, du fait que les spectateurs, après les représentations, pourront discuter à la fois de la pièce et de politique.

« L’État, c’est un beau texte. Un texte naturel. C’est un beau cadeau », a exprimé la comédienne Monique Gauvin. Le public n’aura qu’à le déballer quelque part entre le 26 septembre et le 14 octobre au Centre culturel du mont Jacob de Jonquière.

 

À propos de Maïka Lammequin

Une peau légèrement foncée, des cheveux frisés noirs et un accent québécois; s'agirait-il de la nouvelle Québécoise typique? Maïka Lammequin pourrait bien l'être. Née à Montréal, cette jeune métisse a grandi auprès de son père québécois et de sa mère haïtienne. Il faut bien noter que Céline Dion se retrouve sur sa playlist de musique depuis qu'elle a 10 ans et que I Love You Anne est, pour elle, un incontournable du cinéma haïtien. C'est le théâtre qui brise la coquille timide dans laquelle Maïka se trouvait depuis le primaire. Au secondaire, elle a enchainé, année après année, les pièces de théâtre. Entre les répliques, Maïka s'ancrait sur terre grâce à la photographie. Un portrait par-ci, un portrait par-là auquel se mariait de la poésie de son cru. C'est l'amour de l'écriture et sa curiosité qui la mène au journalisme. Pour La Pige, elle couvre régulièrement des sujets culturels, mais s'intéresse également au communautaire, à l'éducation et à l'économie. La Montréalaise qui rêve d'avoir sa propre série télé, mijote un projet d'écriture qui, selon elle, mettra en lumière la diversité ethnique présente au Québec. Maïka envisage de poursuivre des études universitaires en écriture de scénario et création littéraire.

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