mardi , 19 février 2019
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La soupe alphabet démystifiée

Légalement, il est encore possible au Canada d’opérer les parties génitales des bébés naissants pour l’esthétisme, une pratique que l’ONU déclare comme de la torture. C’est une des principales informations qui est ressortie de la conférence «La Soupe Alphabet de la diversité des genres» organisée par la Coalition des familles LGBT à la Salle Polyvalente du Cégep de Jonquière, mercredi midi.

La directrice adjointe de la coalition des familles LGBT, Julie Robillard, a offert la conférence aux élèves, mais aussi au personnel du cégep. Elle a présenté plusieurs statistiques intéressantes sur le sujet.

«Une personne sur 140 est trans. Le sexe inscrit à la naissance ne correspond pas à leur identité de genre car ils se perçoivent autrement», explique t-elle grâce à «la licorne du genre».

La directrice adjointe de la coalition des familles LGBT, Julie Robillard en interaction avec les étudiants et le personnel présents à la conférence.

 

 

Cette licorne mauve représente en une image les différentes caractéristiques qui représentent tous et chacun. Elle décrit entre autres le sexe, l’identité de genre, l’orientation sexuelle et l’expression de genre. Mme Robillard soutient que ce sont différentes façons de se décrire en tant que personne.

Elle a ensuite expliqué l’acronyme LGBTQI2SNBA+ en soulignant qu’il est important d’inclure tous les groupes dans celui-ci. 

«C’est un acronyme qui change souvent, je vous explique ça aujourd’hui, mais demain ça sera peut-être différent. C’est sûr que c’est complexe, mais les êtres humains sont complexes. Nous sommes commes des flocons de neige, nous sommes tous différents.» 

Depuis 2015 au Québec, il n’y a plus d’exigence médicale pour changer de sexe et de noms sur les papiers légaux, un grand pas selon la directrice adjointe de la coalition. Elle soutient qu’il reste cependant une grande amélioration sociale à accomplir.

«Il faut arrêter de poser certaines questions aux gens trans, il faut toujours se demander si on poserait la même question à quelqu’un qui est hétérosexuel. Ce qu’il y a dans les bobettes des autres, à moins qu’on soit intime avec la personne en question, ça ne nous regarde pas!», a-t-elle souligné à la soixantaine de personnes présentes à la conférence.

Julie Robillard a terminé la rencontre avec une vidéo publicitaire qui met en vedette Erika Linder, une personne qui selon son expression de genre, peut-être autant féminine que masculine.

 

Vidéo d’Erica Linder

À propos de Geneviève Marceau

Montréalaise d’origine, Geneviève a toujours été bercée par la musique des nombreux festivals et le rythme des tambours du Mont-Royal. Après avoir étudié à l’école secondaire F.A.C.E, elle a compris que l’art, plus précisément la musique avait une place bien spéciale dans sa vie. Bien qu’elle n’ait pas de talent particulier pour le chant ou la guitare, elle a toujours rêvé de travailler tout près des gens qu’elle admire. Son objectif s’est accompli à quelques reprises puisqu’elle a eu la chance de réaliser plusieurs entrevues pour la Plateforme C20, un projet parascolaire auquel elle a participé lors de son parcours en ATM. Elle rêve de jour et de nuit et espère pouvoir parcourir la Terre un pays à la fois. Geneviève est curieuse et tente de comprendre le monde à tous les jours. Elle aime ce qu’elle ne connait pas et trouve toujours la beauté dans l’inusité.

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