dimanche , 15 septembre 2019
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Vernissage à l’UQAC

Des étudiants présentent leur processus créatif

Une trentaine de personnes se sont réunies mercredi soir, dans le cadre de la 23e Rencontre interuniversitaire des maitrises en arts visuels à la Galerie l’Oeuvre de l’Autre (RIMAQ), afin de soutenir des artistes-étudiants venus de tout le Québec. Le vernissage a eu lieu au centre d’exposition de l’Université du Québec à Chicoutimi.

Rassemblement des 11 étudiants artistes inscrits au cycle supérieur en arts visuels. Crédit Photo: Fanny Mattias

Cet évènement mobile est l’occasion pour les 11 étudiants sélectionnés par leur université (Laval, Concordia, Chicoutimi, Abitibi-Témiscamingue, Montréal et Outaouais) de présenter leurs œuvres afin de réfléchir collectivement sur les diverses manières pratiques et théoriques d’approcher la recherche-création. Le RIMAQ regroupe des étudiants inscrits au cycle supérieur en art qui sont en train de se former à la recherche-création.

Enfants et adultes ont pu essayer et observer des œuvres en interactions sonores et visuels, du son des vagues au jeu vidéo afin de s’immerger dans un monde parallèle, où seule leur réflexion entre en contact avec le projet de recherche-création de l’artiste.

«Mon objectif est de prolonger la réflexion de recherche de sens du spectateur, qui entre en interaction avec l’image figurative et en même temps abstraite. Mais aussi avec le titre qui semble raconter une histoire. Ce que je veux c’est mettre les gens dans un état de recherche de l’histoire qui serait idéalement infinie», précise l’artiste-étudiante de Laval, Stéphanie Matte.

Un enfant en interaction avec un des projets de recherche-création. Crédit photo: Fanny Mattias.

Un mélange de numérique et d’art traditionnel autochtone, présent à l’entrée de la galerie, créé par les étudiants de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue est le résultat de témoignages des peuples de Lac-Simon et Pikogan. «On travaille en collaboration avec les Anishnabes. L’objectif est d’apprendre aux jeunes générations natives et aux Québécois qu’il s’agit d’une culture très riche et intéressante, tout en répondant à un problème d’identification et de manque de confiance entre ces deux sociétés», confie l’artiste-étudiant, William Massina.

Qu’est-ce que la recherche-création ?

Photo: Fanny Mattias

La définition du terme recherche-création reste encore ambiguë dans le monde «scientifico-artistique» puisque les chercheurs engagés ne se reconnaissent pas dans la définition actuelle de la notion de recherche. La recherche-création n’est ni de la recherche traditionnelle ni de la création dans la définition classique du terme.

Selon la directrice de la maitrise en art à l’UQAC, Constanza Camelo, la recherche-création est une nouvelle façon de faire de la recherche. «Cette pratique existe au Québec depuis les années 90 et a été définie par des artistes et théoriciens qui se sont tournés vers une autre façon de faire de l’art ou plutôt d’accompagner la façon dont on fait traditionnellement de l’art, soit en réfléchissant ou soit comment parler de l’art», explique Mme Camelo.

À propos de Fanny Mattias

« Photographier c’est tendre un piège. Soit on met en place la trappe et on attend que la victime tombe dedans, et on appelle cela du reportage ; soit on déplace la trappe pour qu’elle tombe dedans à coup sûr, et on parle d’art ». Cette citation du chercheur, médecin et photographe, Pierre Movila décrit bien la passion de Fanny pour la photographie Curieuse et voyageuse accompagnée de son fidèle appareil photo, cette fille est originaire d’une petite île située dans le Pacifique Sud, la Nouvelle Calédonie. Elle a été photographe du Championnat du monde junior d’escalade (WYCH) en 2014, des Océanias d’escalade du Pacifique en 2012. Dernièrement, elle a travaillé pendant trois semaines dans le quotidien écrit de son île. Fanny s’intéresse à l’histoire, à l’art et aux potins. Mais elle a également des tendances sportives comme la natation, la plongée, l’escalade, les activités plein air et le gym. Ouverte d’esprit, elle est toujours à l’écoute des gens et aime parler de nombreux sujets pour continuellement apprendre. Elle souhaite étudier à l’université soit en kinésiologie, en développement durable ou psychologie. Par la suite, elle aimerait obtenir sa résidence permanente du Canada.

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