mercredi , 13 novembre 2019
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Complexe de liquéfaction de gaz naturel

Saguenay, l'endroit idéal selon les promoteurs

 

La directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord, Sandra Rossignol, accompagnée du président de GNL Québec et du responsable du développement régional, Pat Fiore et Stéphan Tremblay.

« Avec son port en eau profonde, sa main-d’œuvre hautement qualifiée et une région familière avec de grands projets industriels, le Saguenay est l’endroit idéal pour réaliser un tel projet (complexe de liquéfaction de gaz naturel)». C’est ce qu’a déclaré le président de GNL Québec, Pat Fiore, devant la communauté d’affaires du Saguenay et de la MRC du Fjord-du-Saguenay à l’hôtel Le Montagnais mercredi midi.

Depuis 2014, GNL Québec développe le projet Énergie Saguenay, qui prévoit ériger un complexe de liquéfaction de gaz naturel sur le site de Port Saguenay. «Le début de la phase de construction devrait s’amorcer en 2021», précise l’ancien président et chef de la direction chez Rio Tinto Bauxite et Alumine.

Estimée à 7, 2 milliards de dollars américains, l’usine devrait débuter ses activités en 2025. Cette dernière produira annuellement 11 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL). En plus de créer 1100 emplois directs et indirects pendant l’exploitation, Énergie Saguenay représente le projet d’investissement privé le plus important de l’histoire du Québec et permettra à la région de se positionner comme un pôle énergétique mondiale selon les promoteurs.

Marché mondial

Lors de la présentation devant les gens d’affaires de la région, le responsable du développement régional chez GNL Québec, Stephan Tremblay, a expliqué qu’une fois sous forme liquide, le gaz naturel pourra être exporté en Europe et en Asie. D’ailleurs, dans le document projeté lors du dîner-conférence, on évalue que les pays européens envisagent l’importation de 85 % de son gaz naturel consommé.

De plus, le complexe sera alimenté par l’hydroélectricité, «ce qui permettra de valoriser les surplus d’électricité d’Hydro-Québec», se réjouit M. Tremblay.

Gazoduc indispensable

Pour que le projet voie le jour, la construction d’un gazoduc de 650 kilomètres reliant les municipalités d’Iroquois (55 km au sud-ouest de Cornwall) et Saguenay est nécessaire.

Interpelé sur l’avancement du projet de gazoduc, M. Tremblay explique ne pas connaître les détails de cette partie du projet. «Ce n’est pas nous (Énergie Saguenay) qui gérons ça, c’est une autre entreprise. Des informations seront dévoilées en temps et lieu», spécifie-t-il.

Lors de la période de questions, le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a questionné l’entreprise sur l’annonce au début du mois d’un projet de gaz liquéfié évalué à 40 milliards $ par cinq multinationales dans le nord de la Colombie-Britannique. Le député péquiste s’interroge sur la place que pourrait prendre ce nouveau joueur dans l’industrie du gaz liquéfié. Le président de GNL Québec s’est toutefois fait rassurant. «Ça démontre que c’est l’énergie du futur. Notre entreprise ne pourra fournir que 5 à 6 % des exportations mondiales de GNL», souligne-t-il.

À propos de Guillaume Pelletier

Alors que les jeunes de son âge écoutaient Télétoon et lisaient Geronimo Stilton, Guillaume préférait regarder Le Téléjournal et feuilleter le journal. Passionné par le hockey et la politique, il a eu la piqûre pour le journalisme lors d’un stage d’un jour au Courrier du Sud en 2013. Ayant un très bon sens de l’observation, ce Brossardois d’origine a toujours aimé connaître le pourquoi et le comment des choses. Plus récemment, il a travaillé comme journaliste aux communications étudiantes universitaires de Chicoutimi pour la période estivale. N’essayez surtout pas de lui apprendre une nouvelle toute chaude, il la connaît probablement déjà, lui qui est branché sur l’actualité au quotidien.

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