mardi , 25 juin 2019
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Des règles, et ça presse !

La location d’hébergements collaboratifs comme Airbnb peut sembler être la meilleure solution pour un voyageur qui souhaite vivre une expérience plus locale que celle du touriste à l’hôtel. Mais cette plateforme s’éloigne de plus en plus du concept d’économie de partage en raison de l’absence de règlementations pour l’encadrement ainsi que du manque d’informations pour les opérateurs. 

L’été dernier, une expérience au Saguenay avec Airbnb a tourné au cauchemar pour une citoyenne. Véronique Dufour a vu sa maison prendre feu alors qu’elle était louée par des utilisateurs de cette plateforme. Heureusement, elle avait pensé à prévenir ses assurances de l’arrivée de ses locataires chez-elle, chose que bien des gens oublient. Si elle avait négligé cette étape, tout ce qu’elle croyait être une source de revenus n’en était plus. Les dommages étaient évalués à plus de 150 000 $.

Le gouvernement du Québec considère la location d’Airbnb comme étant une activité commerciale et, par conséquent, les propriétaires doivent souscrire à une assurance. Ils ne peuvent donc pas avoir recours à une indemnisation en cas de sinistre.

Et ce n’est pas la seule chose qui échappe à ces propriétaires d’Airbnb. En raison de la complexité pour obtenir l’attestation de 250 $ auprès de la Corporation de l’industrie touristique du Québec, plusieurs décident tout simplement d’opérer illégalement. Risquer entre 2 500 $ et 10 000 $ d’amende pour une simple demande, n’est-ce pas un signe que quelque chose cloche ou bien que l’attestation est inaccessible ? Le problème est à ce point complexe que personne ne sait par quelle poignée le prendre.

Les hôteliers affectés

Mis à part ces lois peu connues, les Airbnb ont beaucoup de locateurs qui utilisent cette plateforme afin d’échapper à certaines règles du marché hôtelier ce qui engendre une concurrence inéqui-table envers ce type de commerce. Ceux qui génèrent moins de 30 000 $ annuellement grâce à cette plateforme américaine ne sont pas dans l’obligation de percevoir la TPS ni d’émettre de T4. Voilà une belle façon de déstabiliser toute l’industrie touristique québécoise !

Un défi de taille s’impose pour le gouvernement provincial. Il devra s’adapter à cette nouveauté américaine qui fait fureur afin de faire revivre l’équité envers les hôteliers du Québec et de faire respecter ses règlements. Et il faudra faire vite avant que les mauvais effets de cette plateforme s’attaquent férocement au marché résidentiel, à la hausse du prix des appartements et à leur nombre de plus en plus restreint à louer.

À propos de Mari-Lou Bonenfant

La touche-à-tout de 19 ans se réjouit de pouvoir étudier dans un domaine qui la passionne depuis toujours : les communications. Véritable adepte de l’information, Mari-Lou ne fait pas les choses à moitié pour atteindre ses rêves les plus fous. Elle quitte Repentigny, sa ville natale, à 17 ans afin de venir étudier au Cégep de Jonquière en ATM. Comme bien d’autres, elle rêve de briller au petit écran un jour que ce soit en tant que présentatrice météo ou bien en tant que chroniqueuse culturelle. Pour atteindre ses plus grands objectifs, elle accepte donc tous les petits engagements qui s’offrent à elle sans chercher à brûler d’étapes. Animatrice de gala, chroniqueuse à la radio ou encore même journaliste pour une plateforme culturelle dédié à l’entrevue avec des personnalités du milieu artistique, Mari-Lou ne peut s’empêcher d’accepter de participer à des projets. Elle ne s’arrête jamais, c’est plus fort qu’elle. Voyageuse à ses heures et charmée par le monde de la mode, elle prend le temps de garnir soigneusement son coffre à outils avant de se lancer dans la cour des grands. Tôt ou tard, elle est convaincue que la vie lui donnera la chance de faire un métier qu’elle chérira.

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