dimanche , 16 décembre 2018
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En contrôle du duo Cooke-Sasseville

Des œuvres ludiques pour susciter la réflexion

«Derrière le côté un peu ludique de nos œuvres, il y a souvent un discours plus politisé ou critique face à certains paradoxes de la société», affirme l’artiste Pierre Sasseville. Jean-François Cooke et lui forment le duo Cooke-Sasseville qui présente au Centre national d’exposition l’exposition En contrôle jusqu’au 17 janvier.

En entrant dans la salle, le visiteur est accueilli par un grand arbre décoré de dynamites. L’œuvre Le fruit défendu est un bon exemple des contradictions avec lesquelles les artistes jouent.

«On ne veut laisser personne indifférent, explique Pierre Sasseville. Que notre création amuse ou qu’elle suscite la réflexion. »

L’exposition présente cinq œuvres de Cooke-Sasseville. Les quatre premières sont statiques, alors que la dernière est étendue dans la salle. Appelée Le club des collectionneurs, elle consiste en 50 petits personnages placés à travers l’exposition.

Chaque personnage a une posture différente et une personnalité qui lui est propre. Photo: Ann-Sophie Gravel

Les deux artistes ne se considèrent pas comme des artisans, ils utilisent plutôt des idées qu’ils vont mettre en œuvre avec des objets déjà existants.

«Je vois plus notre travail comme un constat ou un témoignage de l’actualité», mentionne Pierre Sasseville.

Cooke-Sasseville a été créé il y a 18 ans. Les deux hommes sont connus pour leurs nombreuses pièces d’art public. La Rencontre devant le Centre Vidéotron à Québec ainsi que La croisée des chemins à La Baie en font partie.

Ils ont installé deux œuvres hors de la province de Québec et ne veulent pas s’arrêter là. «On aimerait réussir à sortir aux États-Unis et en Europe avec l’expérience que l’on a acquise», ajoute l’artiste.

Le duo est très heureux à l’idée de présenter ses œuvres au Centre national d’exposition.

«C’est vraiment une salle fantastique ici, ajoute Pierre Sasseville. Les gens d’ici doivent le savoir et en profiter, car les endroits de ce genre sont rares».

À propos de Ann-Sophie Gravel

Originaire de Saint-Georges, en Beauce, Ann-Sophie Gravel rêve de radio depuis son plus jeune âge. N’ayant pas eu de télévision câblée lorsqu’elle était jeune, un détail qu’elle se plaît à rappeler souvent à ses amis, Ann-Sophie a grandi en écoutant la radio de Radio-Canada tous les soirs plutôt que la télévision. Après une visite dans les studios de la société d’État ainsi qu’une visite en ATM, la jeune fille avait maintenant un but : venir étudier à Jonquière pour un jour, elle aussi, parler à la radio. Elle s’est toutefois ravisée après quelque temps pour finalement choisir le journalisme. Depuis, elle s’est découvert une passion pour l’écriture et l’actualité. Elle a coanimé une émission d’actualités à CKAJ, a écrit un texte pour le magazine AL13 et a travaillé un été en tant qu’agente de communication pour la Fédération de la relève agricole du Québec. Pour le reste de son parcours scolaire, Ann-Sophie veut nourrir une autre passion : les relations humaines, et espère donc étudier en anthropologie à l’université.

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