mardi , 19 février 2019
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L’ère de contenu profite aux photographes

Une photo signée Pigment B.

Même si faire de la photographie est plus accessible qu’auparavant en raison des téléphones cellulaires dotés d’une caméra à la fine pointe de la technologie ou d’appareils photos numériques à portée de main, les professionnels de la région ne se sentent pas menacés.

«On est dans une ère de contenu. Les gens veulent de plus en plus d’images», explique le photographe saguenéen Jean-Michel Decoste. En conséquence, il pense que les réseaux sociaux amènent les gens à produire plus vite et alors à publier, parfois, des photos un peu moins léchées.

De son côté, la photographe Marilyn Bouchard de Pigment B pense que la quantité amène les gens à être plus difficiles, plus critiques. Dans cette période où l’image est omniprésente, «les photographes professionnels sont engagés pour faire un peu n’importe quel type de photo», conçoit Mme Bouchard.

La photographe Karyne Gagné reconnaît pour sa part, qu’il y a davantage de concurrence, mais qu’elle est nécessaire. «Il en faut des photographes de fin de semaine pour combler le besoin», dit-elle.

«Je pense que je suis privilégiée, j’ai une clientèle fidèle», répond la photographe Marilyn Bouchard. Elle estime que l’expérience qu’elle a acquise au cours des neuf dernières années et son parcours artistique lui permettent de dénicher toujours et encore plus de travail.

Il y a quelques années, peu de femmes se faisaient photographier enceintes, alors qu’aujourd’hui, Mme Gagné explique qu’elle fait davantage de séances de maternité pour des clientes.

Démystifier le vrai du faux

Les gens restent, toutefois, en mesure de voir la différence en ce qui a trait à la qualité d’une image. «Si tu es un bon photographe, surtout dans la région, tu vas te distinguer facilement», pense Mme Gagné.

Même si les prix d’une séance photo peuvent sembler élevés, M. Decoste pense que le client doit comprendre qu’il achète un produit qui lui permet de promouvoir son image.

Quant à Marylin Bouchard, elle estime que les consommateurs magasinent davantage un prix plutôt qu’un portfolio, et c’est là que le client est quelquefois déçu. «Le portfolio est primordial», conclut la photographe.

À propos de Maïka Lammequin

Une peau légèrement foncée, des cheveux frisés noirs et un accent québécois; s'agirait-il de la nouvelle Québécoise typique? Maïka Lammequin pourrait bien l'être. Née à Montréal, cette jeune métisse a grandi auprès de son père québécois et de sa mère haïtienne. Il faut bien noter que Céline Dion se retrouve sur sa playlist de musique depuis qu'elle a 10 ans et que I Love You Anne est, pour elle, un incontournable du cinéma haïtien. C'est le théâtre qui brise la coquille timide dans laquelle Maïka se trouvait depuis le primaire. Au secondaire, elle a enchainé, année après année, les pièces de théâtre. Entre les répliques, Maïka s'ancrait sur terre grâce à la photographie. Un portrait par-ci, un portrait par-là auquel se mariait de la poésie de son cru. C'est l'amour de l'écriture et sa curiosité qui la mène au journalisme. Pour La Pige, elle couvre régulièrement des sujets culturels, mais s'intéresse également au communautaire, à l'éducation et à l'économie. La Montréalaise qui rêve d'avoir sa propre série télé, mijote un projet d'écriture qui, selon elle, mettra en lumière la diversité ethnique présente au Québec. Maïka envisage de poursuivre des études universitaires en écriture de scénario et création littéraire.

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