dimanche , 16 décembre 2018
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Groupe originaire du Saguenay

WD-40 reçoit le prix du Meilleur vidéoclip

Hugo Lachance lors de la remise du prix au Gala alternatif de la musique indépendante du Québec (Gamiq). Crédit photo: courtoisie

Le groupe WD-40, originaire du Saguenay, s’est vu remettre le prix du Meilleur vidéoclip au prix GAMIQ (Gala alternatif de la musique indépendante du Québec) disputé entre 25 nommés.

Gagnant avec le vidéoclip La forêt, WD-40 doit son prix au concepteur/réalisateur Hugo Lachance qui est aussi le batteur de la formation. «C’était la première fois que je me lançais en tant que réalisateur dans un projet de création de la sorte», affirme le musicien. Professeur d’arts plastiques au secondaire, le batteur a étudié tout son parcours scolaire au Saguenay, il effectué sa maîtrise en art à l’UQAC.

La vidéo présente une esquisse des membres de la formation avec un effet griffonné, donnant un air caricaturé aux membres du groupe. «Nous avons tourné le clip en VHS sur fond vert. Ensuite, le fond vert a été supprimé, les cadrages refaits et j’ai dessiné à la main sur 12 images par seconde pour les remettre en vidéo», décrit Hugo Lachance. Utilisant le crayon pastel et l’encre de Chine comme médium, le concepteur a pu obtenir le résultat final grâce à ses collaborateurs Thierry Séguin et Claude Grégoire.

À peine après un premier projet de complété, il se lance dans un autre tournage de clip. Il a approché l’artiste Monsieur Mono pour reproduire un clip avec la même technique d’animation que pour la chanson La forêt. «Nous sommes encore à l’étape de la conception avec Éric Goulet (Monsieur Mono), mais j’aimerais que le tournage soit fait avant les fêtes», dévoile Hugo Lachance. Ce sera sur la chanson Le grand nulle partqu’il pourra produire un projet avec la technique de la rotoscopie.

Ayant aussi dessiné les deux dernières pochettes des albums précédents, Hugo Lachance tient à s’investir dans le groupe de différentes façons. «Cela fait 12 ans que je suis avec eux, j’ai entre autres relancé les réseaux sociaux du band», explique le batteur qui mène sa vie conjointement entre la musique et l’art. «J’ai toujours besoin de faire quelque chose d’artistique, d’avoir un projet en branle, je dois faire de l’art».

Le groupe reste actif dans la scène undergrounddepuis près de 25 ans. «Pour nous, cela nous satisfait de faire des showsune ou deux fois par mois dans la province, on aime voir nos fans et rester proche d’eux», relate le musicien. Le groupe a huit albums à son actif et ils planchent sur un nouvel album bientôt. «Nous allons nous mettre en écriture dès janvier et en même temps nous allons faire quelques journées en studio», lance-t-il.

À propos de Camille Lalancette

Camille Lalancette est une apprentie journaliste qui rêve d’oeuvrer dans les médias spécialisés en agriculture. Fille d’agriculteur, elle prévoit s’inscrire au baccalauréat en agronomie de l’Université Laval pour jumeler son intérêt de la communication à l’agriculture, son berceau depuis sa tendre enfance. Originaire de Rochebaucourt, petit village de l’Abitibi-Témiscamingue, elle souhaiterait revenir s’installer dans sa région natale. Son arrivée à Jonquière lui a donné une certaine autonomie et l’a initiée à de nouveaux genres musicaux. Camille aimerait être reconnue pour son amour de la culture québécoise, son enthousiasme et sa vivacité d’esprit.

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