Accueil / Actualités / Ouverture des stations de ski | Les patrouilleurs sont prêts
Ouverture des stations de ski

Les patrouilleurs sont prêts

Avec l’arrivée hâtive de la neige et l’ouverture des stations de ski, les patrouilleurs ont dû s’adapter et remettre plus rapidement que prévu leur manteau rouge arborant une croix blanche afin d’assurer la sécurité des sportifs.

Simulation d’un blessé lors d’une compétition organisée dans une station du Québec. Photo: Patrouille de ski du Valinouët

«Nous ne sommes pas des médecins, mais bien des secouristes en montagne. Nous sommes capables de donner les premiers soins en attente des ambulances», a précisé le chef de patrouille du Valinouet bénévole depuis six ans, Michel Boily.

Le travail du patrouilleur bénévole consiste non seulement à assurer la sécurité, veiller à l’ouverture et à la fermeture des pistes, mais également à faire l’entretien du matériel médical ainsi que garantir que l’infirmerie est toujours prête à recevoir des blessés.

Selon le chef de la patrouille, en cas d’accident il faut faire une évaluation primaire puis secondaire puis prendre en charge la personne blessée et l’amener à l’infirmerie pour le soigner et rejoindre l’ambulance selon les cas de blessures. En effet, la station du Valinouet comptabilise chaque année une centaine de patients qui visite l’infirmerie pour toutes sortes de problèmes allant du mal de tête à une fracture du fémur.

«Il faut évaluer la situation au meilleur de nos connaissances, écarter les dangers potentiels et prendre en charge le blessé afin de diminuer sa douleur, et l’amener le plus rapidement possible au chaud. Le plus grand danger lors des blessures en montagne, c’est l’hypothermie. Il faut donc agir rapidement surtout en cas de choc», a expliqué une patrouilleuse du Valinouet, Joëlle Gagnon.

Des tests à réussir

Photo: Patrouille de ski du Valinouet. Le chef de patrouille, Michel Boily à droite, accompagné d’un autre patrouilleur, Maxime Rouleau.

Afin de devenir patrouilleur, il est nécessaire de suivre une formation de 60h qui se divise en cours pratiques (descente de télésiège en cas de panne, formation de descente de traineaux sur pente, etc.) et théoriques. L’ensemble des examens, réanimation cardio-respiratoire (RCR) et défibrillateur externe automatisé (DEA) sont donnés par la Patrouille canadienne de ski (PCS). À la suite de la formation, les patrouilleurs reçoivent une carte et ils sont enregistrés dans une base de données. Selon la PCS, il faut avoir de bonnes bases en ski ou en planche à neige et on compte environ 4500 patrouilleurs dans le pays.

La PCS organise des compétitions de premiers soins partout au Québec entre patrouilleurs afin de garder à jour les pratiques. Toutes les stations de ski sont invitées à inscrire deux ou trois équipes de secouristes. Les journées de compétitions sont composées de différents scénarios dans lesquels il y a des cas de blessures graves ou moins graves où les secouristes sont évalués. Cette fin de semaine permet aussi aux patrouilleurs de faire connaissance et partager leurs expériences.

À propos de Fanny Mattias

« Photographier c’est tendre un piège. Soit on met en place la trappe et on attend que la victime tombe dedans, et on appelle cela du reportage ; soit on déplace la trappe pour qu’elle tombe dedans à coup sûr, et on parle d’art ». Cette citation du chercheur, médecin et photographe, Pierre Movila décrit bien la passion de Fanny pour la photographie Curieuse et voyageuse accompagnée de son fidèle appareil photo, cette fille est originaire d’une petite île située dans le Pacifique Sud, la Nouvelle Calédonie. Elle a été photographe du Championnat du monde junior d’escalade (WYCH) en 2014, des Océanias d’escalade du Pacifique en 2012. Dernièrement, elle a travaillé pendant trois semaines dans le quotidien écrit de son île. Fanny s’intéresse à l’histoire, à l’art et aux potins. Mais elle a également des tendances sportives comme la natation, la plongée, l’escalade, les activités plein air et le gym. Ouverte d’esprit, elle est toujours à l’écoute des gens et aime parler de nombreux sujets pour continuellement apprendre. Elle souhaite étudier à l’université soit en kinésiologie, en développement durable ou psychologie. Par la suite, elle aimerait obtenir sa résidence permanente du Canada.

À voir aussi

Sujets sensibles : les journalistes doivent être prudents

Certains médias minimisent les risques de traiter les sujets sensibles avec sensationnalisme. Le poids des …