dimanche , 15 septembre 2019
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Besoins plus nombreux

Une pénurie de bénévoles à l’horizon

Si une pénurie de main d’œuvre frappe le marché du travail, une pénurie de bénévoles se pointe également pour plusieurs organismes à but non lucratif. Les bénévoles ne fournissent plus pour répondre aux demandes qui, elles, sont en croissance.

Selon le site de l’Institut de la statistique du Québec, le taux de participation de bénévoles se maintient ou augmente peu à peu chaque année. Toutefois, cela ne permet pas à combler la demande qui est en croissance.

L’assistante à la direction du Centre d’action bénévole de Jonquière, Marie-Ève Lefrançois, explique qu’elle a environ le même nombre de bénévoles depuis quelques années, mais que les clients sont plus nombreux.

L’organisme a dû dresser une liste d’attente pour certains de ses services puisque les bénévoles ne fournissent pas.

Dans le portrait régional des bénévoles et du bénévolat du Saguenay̶–Lac-Saint-Jean, 31 % des bénévoles ont entre 55 et 64 ans. «Souvent, nos bénévoles sont retraités et veulent continuer de s’impliquer dans leur communauté. L’inconvénient est que la population est vieillissante et que bientôt, eux aussi vont avoir besoin de nous», explique Mme Lefrançois.

La relève

Toujours selon le portrait des bénévoles en région, seulement 7 % sont âgés entre 18 et 24 ans. Marie-Ève Lefrançois remarque que dans son organisme, les jeunes ont du mal à s’impliquer par peur de l’engagement. «Souvent, ils nous disent qu’ils n’ont pas assez d’heures à donner dans leur semaine», affirme-t-elle.

C’est d’ailleurs la principale raison du frein au bénévolat dans l’étude, que ce soit ici ou partout dans la province.

Selon Marie-Ève Lefrançois, les jeunes d’aujourd’hui préfèrent accorder leur temps libre à des loisirs, c’est donc pour cette raison qu’ils affirment ne pas avoir le temps.

L’assistante directrice tient à rappeler que peu importe le nombre de temps libre que les gens ont à offrir, un service peut leur convenir. Le personnel prend le temps d’écouter chaque personne qui se présente pour être certain de bien comprendre ses disponibilités de travail et il peut ensuite s’ajuster selon celles-ci.

L’engagement à long terme effraie certaines personnes. Le bénévolat évènementiel est ainsi plus populaire auprès des jeunes. Ils savent que ce n’est qu’une courte période déterminée à l’avance.

D’après le portrait des bénévoles, la principale raison de la participation bénévole de ceux-ci serait pour le «plaisir ou par intérêt pour une activité ou pour une cause particulière».

La preuve, au festival Regard, il n’est pas question du tout d’un manque de bénévoles. La responsable du recrutement, Camille-Amélie Koziej-Lévesque, mentionne que le festival a recours à une banque de noms et les mêmes reviennent souvent chaque année. «Nous avons certains avantages à leur offrir comme le visionnement de films gratuitement ou faire des activités avec les cinéastes», avoue-t-elle. Les bénévoles développent un sentiment d’appartenance.

D’après l’intervenant social Jonathan Rodrigue-Privé, c’est depuis la presque abolition des églises que le bénévolat est moins populaire. «Avant, les gens faisaient ça pour acheter leur ciel, mais maintenant que ça n’existe plus, il nous reste ceux qui veulent vraiment aider», soulève-t-il.

À propos de Molly Beland

Originaire de Trois-Rivières, Molly Béland est âgée de 19 ans. Son intérêt pour la communication s’est développé en 5e secondaire, alors qu’elle faisait partie du programme de communication. À son entrée au Cégep de Jonquière, Molly a entamé son parcours journalistique en intégrant l’équipe du webmagazine LaCerise.ca. Puis, la deuxième année a été une année remplie d’opportunités pour elle. Les portes de CKAJ 92.5 lui ont été ouvertes comme co- animatrice durant toute une session. Ensuite, est venu le projet de collaboration entre ATM et le Centre québécois de recherche et de développement de l’aluminium (CQRDA) qui a publié son texte dans l’édition 2018 du magazine Al13. Aller à la rencontre des gens qui rayonnent dans l’ombre, c’est probablement ce qu’elle préfère du journalisme. Le « vrai monde. Pour sa dernière année, Molly espère trouver sa voie dans le monde des médias tout en explorant différents sujets plus ou moins connus du monde pour ensuite vous les partager dans ses mots.

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