samedi , 23 février 2019
Accueil / Sports & loisirs / Jonathan Diaby jumelle ses passions

Jonathan Diaby jumelle ses passions

Il a le talent nécessaire pour jouer au niveau professionnel, mais le défenseur des Marquis de Jonquière Jonathan Diaby est loin d’être comme la grande majorité des joueurs de hockey. Tout en ne cachant pas sa consommation régulière de cannabis, le défenseur de 24 ans préfère plutôt mettre l’accent sur la musique.

 Choix de troisième ronde des Predators de Nashville (LNH) en 2013, Jonathan Diaby parle avec aisance de sa consommation régulière de cannabis.  

«Je consomme du cannabis presque tous les jours, mais jamais avant mes matchs. Je préfère être concentré et réveillé (…) Dans le junior, j’étais souvent blessé et je ne dormais pas du tout, se rappelle-t-il. Au début, ça m’aidait à dormir et ça enlevait ma douleur. Ensuite, c’est devenu une sorte de méditation. Ça me calmait dans tous les aspects de ma vie. Depuis que c’est légal, on n’a plus nécessairement besoin de se cacher. C’est un poids de moins sur les épaules.»

Lors de son arrivée avec les Tigres de Victoriaville à 16 ans, il a commencé à fumer plus régulièrement. Défenseur intimidant à l’époque, il n’hésitait pas à payer le prix pour son équipe. C’est arrivé à plusieurs reprises que le grand gaillard de 6’5″ et 218 livres jette les gants pour venir à la défense de l’un de ses coéquipiers en détresse.

Il a continué à occuper ce rôle avec les Admirals de Milwaukee, le club-école des Predators, dans la Ligue américaine de hockey (LAH) où il était confronté à des joueurs plus âgés et plus expérimentés que lui. «Si je ne sortais pas avec un sac de glace à la fin d’un match, ce n’était pas normal, affirme-t-il. Je garde d’excellents souvenirs de mon passage chez les professionnels. Toutes les victoires, toutes les défaites, tous les hauts et les bas, les sorties avec mes coéquipiers, les roadtrips, etc. Ce sont des moments inoubliables.»

Jonathan Diaby n’a pas peur de parler de sa consommation de cannabis. Photo: Facebook

Une vraie passion

L’an dernier, Diaby a préféré prendre une année sabbatique de hockey pour se concentrer uniquement sur la musique, sa plus grande passion. Une décision qu’il est loin de regretter puisqu’il souhaite devenir un rappeur de renommée mondiale un jour.

«J’avais juste besoin de m’éloigner du monde du hockey. C’est encore une passion pour moi aujourd’hui, mais c’est tout ce qui venait avec ; les entraînements, la couverture médiatique, etc. Je n’aimais vraiment pas ça. J’aimais mieux me concentrer à 100% dans la musique», confie-t-il.

C’est alors qu’il a créé Dolo, son surnom de rappeur. Cet alter ego lui est venu lorsqu’il a participé au tournage de la série Demain des hommes sur Radio-Canada, où il a agi en tant que figurant, en octobre dernier.

Le jeune rappeur a mis en ligne ses deux premières chansons : I Beg Your Pardon et Ride. Chacune d’entre elles compte déjà plus de 8000 vues sur YouTube.

Maintenant, quelle est la suite pour Dolo?

 «Dolo travaille fort. J’ai terminé des vidéoclips cette semaine et j’essaie de savoir quand mon prochain album va sortir. Ça risque d’être en février ou en mars», souligne celui qui avait le contrôle de la musique dans le vestiaire avant tous les matchs, sans exception.

Un retour aux sources 

Jonathan Diaby dans l’uniforme des Marquis de Jonquière. Photo: André Émond

Le natif de Blainville a toutefois constaté que le hockey lui manquait énormément, donc il a pris la décision de sortir de sa retraite. Il est devenu disponible au repêchage de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) et les Marquis de Jonquière l’ont sélectionné au tout premier rang. De cette façon, il peut se concentrer sur ses projets musicaux tout au long de la semaine, à Montréal, et pratiquer le sport qu’il apprécie depuis qu’il est tout jeune, à Jonquière, la fin de semaine.

«Ç’a été un honneur d’être repêché au tout premier rang. J’avais eu de bonnes discussions avec les dirigeants des Marquis. J’adore ce sport, je m’épanouis et j’ai le sourire quand je suis sur la glace», assure l’ancien du Phénix du Collège Esther-Blondin dans le midget AAA.

«C’est un excellent défenseur pour notre équipe, souligne son entraîneur-chef avec les Marquis, Benoît Gratton. Je n’en ai rien à cirer de ce qu’il fait en dehors de la glace. Ce qu’on lui demande, c’est de se présenter match après match et c’est ce qu’il fait.»

En 20 rencontres avec la formation jonquiéroise cette saison, Diaby a récolté 13 points en plus de cumuler 68 minutes de pénalité. Il figure dans le top 10 des meilleurs pointeurs chez les défenseurs dans la LNAH. Tout roule pour lui présentement.

À propos de Anthony Toupin

Grand amateur de sport depuis qu’il est tout jeune, Anthony étudie en Art et technologie des médias dans le but de devenir journaliste sportif. Natif de Champlain, un village situé tout près de Trois-Rivières, il a commencé à travailler dans le domaine des médias dès l’âge de 15 ans alors qu’il s’occupait des médias sociaux et du site web des Cataractes de Shawinigan. Cette expérience lui a ensuite donné la chance de devenir pigiste attitré à la couverture des Saguenéens de Chicoutimi pour le Journal de Québec. Grâce à ce nouveau défi, il a eu la chance de couvrir plusieurs événements, dont des compétitions de curling et de cyclisme. Son plus grand rêve serait d'être journaliste sportif dans la Ligue nationale de hockey.

À voir aussi

Gain de 4 à 3 contre le Drakkar | La dernière minute profite aux Sags

Les Saguenéens ont soutiré une victoire en temps régulier au Drakkar de Baie-Comeau par la …