mardi , 19 février 2019
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Seul devant son assiette

Chaque année, de nouvelles notions alimentaires apparaissent dans l’actualité et viennent brouiller les cartes des habitudes des consommateurs. Devant ce flux d’informations contradictoires, l’individu est laissé à lui-même devant son assiette et il ne sait plus qui écouter.

Santé Canada a longtemps prôné la consommation quotidienne de plusieurs portions de produits laitiers dans le guide alimentaire canadien. Voilà que ce groupe d’aliments autrefois distinct est désormais jumelé aux protéines et que ceux-ci ne doivent composer que le quart de l’assiette. Résultat, il est conseillé d’en manger moins. Difficile de se faire une tête.

L’emphase est également mise sur l’importance du biologique pour conserver sa santé. Le «bio», souvent plus cher que les autres produits en épicerie, donne l’impression au consommateur de faire le bon choix: un produit sans pesticides, sans engrais chimiques, cultivé dans le respect de la terre et règlementé par l’Agence cana-dienne d’inspection des aliments (ACIA).

Pourtant, selon le nutritionniste et membre de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec (OPDQ), Hubert Cormier, l’alimentation biologique n’a pas d’effets positifs sur la santé individuelle sur le court terme. Il se questionne toutefois à savoir «si une exposition à de petites doses de pesticides sur nos fruits et légumes sera dommageable dans cinq, 10, voire 30 ans», mentionne-t-il sur son site web.

Alors qu’il est conseillé de manger moins de viandes riches en graisse, certains régimes populaires tels que l’alimentation cétogène prônent une alimentation basée sur l’apport élevé en lipides incluant la protéine animale. Mais il est difficile de se convaincre de manger davantage de protéines animales quand des documentaires-chocs sur l’alimentation offerts sur Netflix dont FoodChoice ou Alimenteurs dénoncent au grand jour les méthodes de production utilisées pour la production du bétail et les impacts dévastateurs de la consommation de viande sur le corps et l’environnement.

Ces ambiguïtés contribuent à accentuer un non-sens autour de ce qui est bon ou non pour l’humain. Peut-être bien que la diète parfaite est d’écouter tout simplement les réactions de son corps aux divers aliments qu’il assimile. Malgré tout, il est évident que de s’empiffrer de malbouffe ne peut être bon pour le corps. Il convient donc d’utiliser son bon jugement pour faire des choix appropriés.

À propos de Anne-Laurie Asselin

Anne-Laurie Asselin est originaire de Québec. Elle aime tout ce qui est lié aux art de la scène, à la créativité, à l’environnement, à la lecture et bien plus. Elle adore rencontrer des gens et découvrir la singularité de chaque individu. Selon elle, chaque personne a quelque chose d’unique qui mérite d’être découvert. En fait, ce qui l’anime et la fait vibrer c’est justement la découverte avec un grand D. Elle fait partie de l’équipe de la Plateforme C20 qui lui permet de rencontrer différents artistes et musiciens. Anne-Laurie s’occupe aussi du montage de ses courtes entrevues filmées. Elle exerce également sa passion pour le journalisme grâce à une revue sur le Web (Québecspot Média) pour laquelle elle couvre des évènements culturels de toutes sortes. Elle chérit le rêve de faire de la télévision d’information éventuellement.

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