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Cuisine de rue

Les élus reportent l'adoption de règlements

M.Côté affirme que le dossier des food truck sera remis à la prochaine assemblée municipale. Photo: Fanny Mattias

Les élus municipaux ont voté, sur division, pour le report de l’adoption de règlements concernant les camions de cuisine de rue  afin de pouvoir étudier le dossier en profondeur, lors de l’assemblée du conseil municipal de lundi.

La réglementation des camions de restauration itinérants a été remise à plus tard en raison des craintes et du mécontentement de certains restaurateurs. Les conseillers des arrondissements de Chicoutimi et de La Baie ont voté pour ce report, contrairement à ceux de Jonquière. «On a reçu des informations des gens du milieu qui nous ont approchés afin d’avoir une rencontre avant d’adopter le projet de règlement», a expliqué la mairesse, Josée Néron.

Le conseiller Simon-Olivier Côté a tenu à expliquer quelques points concernant ce projet travaillé depuis maintenant quatre ans. «Il y a deux choses importantes à spécifier. La première, tout le monde autour de la table veut avoir une réglementation sur les food truck. Le deuxième, c’est qu’il y aura sûrement des modifications à apporter, c’est pour ça qu’on le diffère.»

Toutefois, tous deux ont clarifié que le projet sera mené à l’adoption le mois prochain à la suite des diverses rencontres avec les commerçants. «On ne recule pas, on va de l’avant, on va s’assurer d’avoir les infos nécessaires, car des éléments nous ont échappé», a conclu M. Côté.

Un total de 40,5 M $

La Ville de Saguenay a adopté deux règlements d’emprunt totalisant 40,5 M $ pour la réfection du terminal aéroportuaire de Bagotville et la construction d’un nouveau centre de tri.

Un montant de 15,1 M $ permettra la démolition d’une partie de l’installation ainsi que la mise aux normes et l’agrandissement du bâtiment. L’investissement prévoit aussi des convoyeurs à bagages, des systèmes d’enregistrement, de l’affichage, un meilleur contrôle de la sécurité et des aménagements extérieurs.

Une somme de 1,8 M $ sera consacrée aux réaménagements temporaires des opérations avec la présence de roulottes. La Ville devra débourser 12 M $ grâce aux fonds cumulés provenant de la taxe imposée aux voyageurs.

Concernant le centre de tri, le conseiller Simon-Olivier Côté a expliqué que les installations arrivaient en fin de vie après 30 ans d’existence. Saguenay devra payer seulement 3 M $ en plus de recevoir une aide financière gouvernementale. La construction et l’aménagement du bâtiment représentent 6,5 M $, l’achat et l’installation d’équipements totalisent 12 M $.

Encore le 66 %

La mairesse a dû une nouvelle fois faire face au mécontentement de la population concernant la hausse du salaire des élus. Photo: Fanny Mattias

Par ailleurs, la mairesse a dû une fois de plus défendre la hausse des salaires des élus. «On a comparé avec le reste de la province, on reste dans la moyenne, on peut même dire la moyenne basse», a essayé d’expliquer Mme Néron face à une foule de citoyens encore en colère contre cette hausse.

«Lorsqu’un maire veut maintenir une emprise sur ses conseillers, il ne les paie pas […] Les conseillers autour de cette table passent énormément de temps à travailler et à penser la ville», s’est défendue la mairesse en faisant référence à l’ancien maire Jean Tremblay.

Lors de la période de questions, la mairesse a ajouté qu’à la fin du mandat de quatre ans les maires bénéficiaient de deux primes (primes de départ et de relocalisation). «L’ancien maire de la Ville de Saguenay est parti avec deux ans de primes. Pour moi c’est la même chose, mais lorsqu’on quitte un emploi on quitte, alors j’ai tout simplement demandé qu’on me supprime l’une des deux primes de 150 000 $», a conclu Mme Néron.

Le conseiller Kevin Armstrong a rétorqué qu’il entendait le mécontentement des citoyens, mais que « le sujet était cristallisé autour d’un pourcentage qui n’est pas exact».

Des coupes

«J’ai voté pour vous. Je suis un citoyen de Laterrière et mon compte de taxes a augmenté de 400 $, a pour sa part déploré le fondateur de l’École nationale d’apprentissage par la marionnette (ÉNAM), Richard Bouchard. Mais ce n’est pas tout. Vous aviez promis que vous ne toucheriez pas aux organismes qui viennent en aide aux plus démunis. Pourtant, vous avez coupé la subvention de 15 000 $ de l’ÉNAM, ce qui représente une coupe de 50 %. L’école a développé un programme depuis 30 ans d’intégration sociale pour les personnes qui souffrent de maladie mentale, c’est comme si vous aviez coupé 500 $ par membre. En plus de la hausse de mon compte de taxes, mon collègue et moi avons décidé de donner cinq heures de plus bénévolement par semaine pour continuer à offrir adéquatement les services à l’ÉNAM. Alors, oui, vos décisions me coûtent très cher.»

À propos de Fanny Mattias

« Photographier c’est tendre un piège. Soit on met en place la trappe et on attend que la victime tombe dedans, et on appelle cela du reportage ; soit on déplace la trappe pour qu’elle tombe dedans à coup sûr, et on parle d’art ». Cette citation du chercheur, médecin et photographe, Pierre Movila décrit bien la passion de Fanny pour la photographie Curieuse et voyageuse accompagnée de son fidèle appareil photo, cette fille est originaire d’une petite île située dans le Pacifique Sud, la Nouvelle Calédonie. Elle a été photographe du Championnat du monde junior d’escalade (WYCH) en 2014, des Océanias d’escalade du Pacifique en 2012. Dernièrement, elle a travaillé pendant trois semaines dans le quotidien écrit de son île. Fanny s’intéresse à l’histoire, à l’art et aux potins. Mais elle a également des tendances sportives comme la natation, la plongée, l’escalade, les activités plein air et le gym. Ouverte d’esprit, elle est toujours à l’écoute des gens et aime parler de nombreux sujets pour continuellement apprendre. Elle souhaite étudier à l’université soit en kinésiologie, en développement durable ou psychologie. Par la suite, elle aimerait obtenir sa résidence permanente du Canada.

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