jeudi , 14 novembre 2019
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Semaine de sensibilisation aux troubles alimentaires

Perfectionnistes et persévérants à risque

Les jeunes et les adolescents perfectionnistes et persévérants ont davantage tendance à développer des troubles alimentaires, ont expliqué la psychologue Élaine Pearson et la nutritionniste Jo-Annie Lapointe lors d’une conférence, organisée par le Comité Enfaim jeudi soir.

«Il existe tellement de diètes aujourd’hui, les jeunes sont bombardés par ces informations», a relaté Mme Lapointe devant une cinquantaine de personnes.

C’est dans le cadre de la Semaine de sensibilisation aux troubles alimentaires que le Comité Enfaim a organisé sa première soirée-conférences avec des spécialistes de la région et de Québec.

Au cours de leur présentation, «Anorexie : la traversée», les deux professionnelles ont démystifié les subtilités de cette maladie mentale qui touche les plus jeunes comme les plus vieux et autant les hommes que les femmes.

«Le trouble alimentaire part généralement d’une bonne intention», a fait savoir la nutritionniste. La personne va d’abord se fixer un premier objectif pour perdre du poids dans le but de se sentir mieux, mais elle n’atteindra jamais ce bien-être.

Quant à l’anorexie, elle se définit par trois critères. Le refus de se maintenir à un poids, la peur intense de prendre du poids et l’altération de la forme de son propre corps.

Dans une culture qui est axée sur la performance et qui valorise la minceur et dans un environnement où certains sports comme le ballet ou le patinage artistique favorisent un poids léger, les jeunes et les adolescents sont confrontés constamment à leur image corporelle, selon Mme Lapointe.

 L’exercice excessif et compulsif

 La neuropsychologue Martine Fortier a pour sa part tenté de tracer une ligne entre l’exercice sain et malsain qui est souvent relié aux troubles alimentaires.

L’exercice excessif est davantage relié à la quantité. On constate chez la personne une pratique d’activité à une fréquence jugée excessive. Toutefois, Martine Fortier estime que cette définition reste subjective. «Ce n’est pas tant la quantité, mais la qualité et les raisons associées à l’activité physique», a-t-elle expliqué.

On parle alors de compulsion lorsque la personne a un désir intense d’être actif et un sentiment d’obligation vis-à-vis l’exercice physique.

 L’hyperphagie

Par ailleurs, l’hyperphagie boulimique a été abordée en toute fin de soirée par la travailleuse sociale Judith Petitpas. Centrée sur la perte de poids, mais pas nécessairement la maigreur, «l’hyperphagie boulimique, c’est la désinhibition, c’est le débordement», précise Mme Petitpas.

C’est d’ailleurs de 20 à 40% des individus touchés par cette maladie qui souffrent d’obésité.

En comparaison à la boulimie, les personnes souffrantes ne vont pas utiliser de méthodes compensatoires. Il n’y aura pas de vomissements ou d’exercice excessif.

L’hyperphagie boulimique se révèle souvent chez les personnes qui ont des troubles anxieux, des dépressions ou un trouble de la personnalité, a expliqué la travailleuse sociale.

 

 

 

 

À propos de Maïka Lammequin

Une peau légèrement foncée, des cheveux frisés noirs et un accent québécois; s'agirait-il de la nouvelle Québécoise typique? Maïka Lammequin pourrait bien l'être. Née à Montréal, cette jeune métisse a grandi auprès de son père québécois et de sa mère haïtienne. Il faut bien noter que Céline Dion se retrouve sur sa playlist de musique depuis qu'elle a 10 ans et que I Love You Anne est, pour elle, un incontournable du cinéma haïtien. C'est le théâtre qui brise la coquille timide dans laquelle Maïka se trouvait depuis le primaire. Au secondaire, elle a enchainé, année après année, les pièces de théâtre. Entre les répliques, Maïka s'ancrait sur terre grâce à la photographie. Un portrait par-ci, un portrait par-là auquel se mariait de la poésie de son cru. C'est l'amour de l'écriture et sa curiosité qui la mène au journalisme. Pour La Pige, elle couvre régulièrement des sujets culturels, mais s'intéresse également au communautaire, à l'éducation et à l'économie. La Montréalaise qui rêve d'avoir sa propre série télé, mijote un projet d'écriture qui, selon elle, mettra en lumière la diversité ethnique présente au Québec. Maïka envisage de poursuivre des études universitaires en écriture de scénario et création littéraire.

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