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Exposition de Jacinthe Loranger à l’Espace virtuel

Donner une seconde vie aux objets

Jacinthe Loranger souhaite que le spectateur puisse créer sa propre histoire à partir du quotidien et d’objets banals que l’on retrouve chez soi. Photo: Fanny Mattias

Redonner vie aux objets banals du quotidien d’une façon ludique et pétillante. Voilà comment on pourrait qualifier la démarche de l’artiste plasticienne Jacinthe Loranger, présentée jeudi soir à l’Espace Virtuel du Centre Bang.

Des couleurs vives telles le vert, l’orange, le violet, le rose avec différents supports artistiques, sculptures, imprimés, collages et images lenticulaires ont pris place sur les murs et dans l’espace d’exposition.

«Je transforme et je fais pas mal d’anthropomorphisme. Les objets deviennent animés, il y a un mixte entre la bande dessinée puis le surréalisme. En fait, c’est comme une déformation de la réalité, je serais plus Alice aux pays des merveilles que l’artiste surréaliste Marcel Duchamp», a expliqué Mme Loranger. Cette dernière a également voulu construire, de manière volontaire et drôle, un parcours obstrué d’obstacles fragiles du quotidien dans lequel le spectateur serait acteur de l’œuvre.

La plasticienne racontait que la nature morte est un thème constamment présent dans notre vie. Photo: Fanny Mattias

L’artiste travaille et tire ses inspirations de son quotidien. Cette dernière joue avec des objets de tous les jours, qui peuvent par exemple se trouver dans le compost, en les dénaturant puis en créant une certaine uniformité dans la couleur et la matière afin de raconter une histoire. Selon Jacinthe Loranger, ses installations suivent un passage de la 2D à la 3D tout en continuant de travailler l’espace des sculptures en conformité avec la couleur des objets.

«La nature morte ça peut être n’importe quels objets mis ensemble, il s’agit d’une composition. Une fois, transformés dans la matière que tu souhaites puis avec des couleurs pastel, car oui je suis un peu kitch, ça donne complètement une nouvelle lecture aux bibelots», a mentionné la plasticienne.

L’objectif de l’artiste est de séduire et susciter l’amusement grâce à l’agencement et à l’exagération des œuvres. Elle souligne que le spectateur peut y voir des narrations cachées. «C’est presque conçu comme un tableau, il y a plusieurs parties qui le composent, il faut le regarder dans un ensemble. J’ai voulu créer un carnet de curiosité de natures mortes, mais c’est aussi un autoportrait, car l’exposition est réalisée avec tous mes trucs. On peut aussi y voir une observance programmée, une consommation de société, etc.», a conclu la plasticienne.

« Ce sont des objets que j ai puisé dans mon composte ou que j’ai récupéré dans mon atelier que j’ai ensuite moulés ou photographiés puis colorés pour leur donner une deuxième vie » a developpé Mme Loranger. Photo: Fanny Mattias

Les œuvres seront exposées jusqu’au 26 avril.

À propos de Fanny Mattias

« Photographier c’est tendre un piège. Soit on met en place la trappe et on attend que la victime tombe dedans, et on appelle cela du reportage ; soit on déplace la trappe pour qu’elle tombe dedans à coup sûr, et on parle d’art ». Cette citation du chercheur, médecin et photographe, Pierre Movila décrit bien la passion de Fanny pour la photographie Curieuse et voyageuse accompagnée de son fidèle appareil photo, cette fille est originaire d’une petite île située dans le Pacifique Sud, la Nouvelle Calédonie. Elle a été photographe du Championnat du monde junior d’escalade (WYCH) en 2014, des Océanias d’escalade du Pacifique en 2012. Dernièrement, elle a travaillé pendant trois semaines dans le quotidien écrit de son île. Fanny s’intéresse à l’histoire, à l’art et aux potins. Mais elle a également des tendances sportives comme la natation, la plongée, l’escalade, les activités plein air et le gym. Ouverte d’esprit, elle est toujours à l’écoute des gens et aime parler de nombreux sujets pour continuellement apprendre. Elle souhaite étudier à l’université soit en kinésiologie, en développement durable ou psychologie. Par la suite, elle aimerait obtenir sa résidence permanente du Canada.

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