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Ascension en Écosse

Des Saguenéens prêts à relever un défi technique

Les grimpeurs saguenéens Charles Munger et Myriam Bouchard s’apprêtent à relever un défi technique. Ils s’attaqueront à la fin du mois aux cascades du Ben Nevis dans les Highlands, en Écosse.

Les grimpeurs alternent entre roche et glace avec du matériels légers. Photo:Charles Munger

«On va faire de l’escalade technique avec une grimpe mixte c’est-à-dire un mélange de glace et de roche», souligne M. Munger.

Le couple souhaite grimper entre six et sept chemins d’environ 900 à 1000 mètres de dénivelés sur une montagne culminant 1500 mètres de hauteur. Les deux grimpeurs, passionnés d’escalade, ont multiplié les entrainements depuis novembre afin d’exercer leurs compétences physiques (cardio, courses à pieds, marche en raquette de quatre à cinq kilomètres, escalade des cascades de glace dans la région).

Charles Munger et Myriam Bouchard ont doublé leurs entrainements en vue de leur ascension en Écosse. Photo: Charles Munger

Charles Munger insiste sur l’importance du moral et de l’esprit d’équipe lors de la pratique de ce sport, ainsi que sur la nécessité de bien se connaitre et de se faire confiance. Il faut aussi être capable de supporter le stress du sport et ne pas paniquer en hauteur.

Le grimpeur explique qu’il faut prendre en considération les notions d’avalanche, c’est-à-dire savoir évaluer la glace, la neige et repérer les couloirs d’avalanche.

«Aller grimper 100 ou 200 mètres dans une journée c’est facile, mais quand on se retrouve face à 600 mètres de haut, il faut tout de même avoir une équipe rapide. En plus, les transitions sur les relais doivent se faire vite, il faut être efficace, on parle ici d’une course en montagne, développe M. Munger. On va partir de nuit, très tôt le matin et on va grimper les premières longueurs avec une lampe frontale pour finir au coucher du soleil.» En effet, il s’agit du fast and light, une nouvelle mode où plus l’athlète est léger plus il sera rapide.

«Grimper, c’est un défi personnel, on travaille l’estime de soi,  mais aussi le contrôle, car tu ne peux pas paniquer quand ça devient dangereux, maitriser les aptitudes physiques et mentales. Mais l’escalade c’est aussi une excuse pour découvrir un nouveau pays avec sa culture», affirme le grimpeur.

Photo: Charles Munger

Une météo pas très clémente

 Les Highlands sont situées sur le bord des côtes où les températures peuvent varier de     -10 à 0 °Celsius degré. L’humidité due à un climat océanique favorise les précipitations et les grêles. Les grimpeurs sont souvent assujettis aux aléas de la météo. «C’est très venteux, ce qui fait que les parois sont difficiles, mais c’est ce qui favorise la formation à l’escalade de glace. S’il y a trop de pluie, c’est trop dangereux pour les avalanches. Il y a 300 jours de précipitations et il parait qu’on peut avoir une journée sur sept ensoleillée au sommet de la montagne», décrit Charles Munger.

À propos de Fanny Mattias

« Photographier c’est tendre un piège. Soit on met en place la trappe et on attend que la victime tombe dedans, et on appelle cela du reportage ; soit on déplace la trappe pour qu’elle tombe dedans à coup sûr, et on parle d’art ». Cette citation du chercheur, médecin et photographe, Pierre Movila décrit bien la passion de Fanny pour la photographie Curieuse et voyageuse accompagnée de son fidèle appareil photo, cette fille est originaire d’une petite île située dans le Pacifique Sud, la Nouvelle Calédonie. Elle a été photographe du Championnat du monde junior d’escalade (WYCH) en 2014, des Océanias d’escalade du Pacifique en 2012. Dernièrement, elle a travaillé pendant trois semaines dans le quotidien écrit de son île. Fanny s’intéresse à l’histoire, à l’art et aux potins. Mais elle a également des tendances sportives comme la natation, la plongée, l’escalade, les activités plein air et le gym. Ouverte d’esprit, elle est toujours à l’écoute des gens et aime parler de nombreux sujets pour continuellement apprendre. Elle souhaite étudier à l’université soit en kinésiologie, en développement durable ou psychologie. Par la suite, elle aimerait obtenir sa résidence permanente du Canada.

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