mercredi , 24 juillet 2019
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Dans les coulisses du Procès à l’ancienne

Juin 2018,le travail se met en branle. Seulement deux mois se sont écoulés depuis la dernière représentation du Procès à l’ancienne. Les quelque 500 personnes présentes ont encore le frais souvenir des acteurs se donnant corps et âme dans cette pièce racontant un morceau de notre histoire déjà bien loin. Les recherches commencent, journaux, archives judiciaires, plus d’une trentaine d’heures sont investies dans cette première étape.

Cent ans, c’est ce qui sépare la pièce le Procès à l’ancienne de l’évènement étudié. Ça fait maintenant trois ans, que la Société historique du Saguenay (SHS) a repris cette formule théâtrale, qui avait connu des heures de gloire lors du défunt Carnaval-Souvenir de Chicoutimi, comme campagne de financement.

Août 2018 , rencontre avec le rédacteur de cette année, le chroniqueurdu Quotidien Robert Blackburn. Son travail de longue haleine commence enfin. C’est le moment de savoir de quoi parle la pièce cette année. L’organisme lui donne tout le nécessaire, 1919 commence à refaire surface. «On reste à la disposition du rédacteur s’il a besoin qu’on fasse des recherches de plus. S’il veut avoir des détails sur des personnes emblématiques, on fait les recherches pour lui et on lui donne», raconte la coordonnatrice aux projets et aux communications à la Société historique du Saguenay, Audrey Naud.

Cette année, par contre, l’histoire ne s’inspire pas d’un procès s’étant déroulé au courant de l’année 1919. La raison est bien simple, il n’y en avait aucun qui ressortait du lot. La pièce reflète plutôt des évènements importants s’étant déroulés au courant de ces mêmes 52 semaines. L’incendie de la Cathédrale, le congrès de l’ Association catho – lique de la jeunesse canadienne française (ACJC), le retour des soldats de la guerre, le premier divorce, sont tous des éléments inclus dans la pièce.

Septembre 2018, il faut trouver un metteur en scène. Plusieurs offres d’emplois sont envoyées, mais seulement trois réponses arrivent à bon port. C’est après mûre réflexion que le choix final se porte sur Dario Larouche, qui orchestrera la mise en scène cette année. «On a choisi Dario pour son côté professionnel et sa réputation», rappelle Mme Naud.

Novembre 2018, il faut maintenant trouver les acteurs de cette pièce déjà en branle depuis bientôt cinq mois. La plupart des participants de l’an passé sont de retour cette année. Ce sont seulement deux nouveaux noms qui viennent s’ajouter à la dizaine déjà inscrits. «Jennifer Paré est une de mes amies et quand j’ai appris qu’elle jouait dedans, j’ai eu le goût à mon tour d’y participer», élabore une des deux nouvelles participantes, Claudia Madore. Le groupe se compose de personnes de différents milieux : animateurs radio, journalistes, avocats… Quelques semaines plus tard, la troupe est maintenant formée.

Début janvier 2019, les répétitions commencent. À partir de ce moment, tous les mercredis soir, l’énergie se fait sentir dans la salle RC8 du Centre des arts et de la culture de Chicoutimi. Cris, tapage, rires émanent de cette pièce. Le calme n’est de retour qu’à 21h30.

Fin janvier 2019, c’est le temps de faire de la publicité, il faut entendre parler de la pièce. Affiches, annonces radiophoniques, articles, tout se met en place pour offrir le plus de visibilité possible. La profession de certains acteurs procure un avantage à faire connaitre la nouvelle.

Début février, Il ne reste maintenant que cinq des dix pratiques de 2h30 avant les deux représentations des 29 et 30 mars. Le travail d’équipe est de mise, tous travaillent ensemble pour offrir à leur public un bon moment. «Il y a une camaraderie qui se forme assez rapidement. J’ai eu la chance d’être sur la scène il y a deux ans et dans le public l’année passée. Honnêtement, j’ai eu autant de plaisir dans le public, j’avais l’impression d’être avec eux sur la scène», explique l’animateur de KYK Radio X Martin-Thomas Côté. Il invite d’ailleurs la population à venir se joindre à la folie qu’il caractérise de contagieuse. Claudia Madore pour sa part, précise que ce sera un agréable moment pour découvrir des faits historiques, mais d’une façon très colorée. Audrey Naud conclut en soulignant l’humour prédominant dans la pièce.

Fin mars 2019, c’est le grand soir, le spectacle est arrivé. La fébrilité devrait se faire sentir, c’est le temps de livrer le résultat d’une année de travail. C’est le moment de tout donner et d’amuser le public. Comme chaque année, l’objectif est de remplir la salle François-Brassard. On peut s’imaginer que l’énergie montera, une voix se fera entendre dans la salle, il faudra fermer son cellulaire. La pièce va commencer, un silence total s’installera, les lumières s’ouvriront sur scène et la première réplique sera lancée.

À propos de Alexandra Morin

Curieuse dans l’âme, Alexandra adore savoir le fond de l’histoire. Le journalisme est pour elle, une façon de faire sa petite enquête. Originaire de Donnacona, elle n’a qu’un rêve, découvrir. Passionnée de musique, elle adore connaitre de nouveaux talents d’ici. La musique francophone est pour Alexandra, une partie importante de la culture québécoise. Aujourd’hui à l’âge de 19 ans, elle regarde derrière elle et est fière du chemin parcouru. La petite fille timide et réservée de l’époque a grandi et s’est épanouie. À l’époque, le sport, l’animation d’évènement et le travail avec des jeunes polyhandicapés lui on permit d’évoluer. Toujours prête à relever de nouveaux défis, Alexandra trouvera toujours la façon de se dépasser. La troisième année du programme signifie pour elle le début d’une nouvelle aventure.

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