dimanche , 22 septembre 2019
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Laurent Silvani

Dans la mire du photographe

 

Photo envoyée au Canadian Geographic avec laquelle Laurent Silvani s’est retrouvé finaliste d’un concours de photos.

 

Armé de trépied et de son appareil photo, Laurent Silvani s’installe face à l’aube pour admirer les premières lueurs du soleil sur les rives du fjord du Saguenay à La Baie. Observateur volontaire pour Environnement Canada, il ne voyage jamais sans sa caméra, car selon ses dires, les moments opportuns ne se préparent pas, ils se présentent

«Plus jeune, je me souviens, j’étais toujours dehors à couvrir les orages. C’est vraiment grâce à ça que j’ai découvert la photographie», soutient-il, le regard rivé sur le soleil qui s’apprête à se pointer. Obnubilé par l’image, la chasse d’aurores boréales est ensuite devenue régulière tout comme les photos d’oiseaux. Des faucons, des hiboux, des buses ou même des balbuzards pêcheurs, qu’il retrouve au lac Ha!Ha! au printemps, sont dans sa ligne de mire.

Photo : Laurent Silvani

Ce féru d’images, originaire de Neuchâtel en Suisse, souhaite depuis son arrivée au Québec exposer la beauté de la région grâce à son œil de touriste. Tant bien que mal, il essaie chaque jour de faire des clichés différents, de jouer avec la météo, les nuages, les orages ou encore avec les arcs-en-ciel. «Ça transforme un paysage», assure-t-il.

C’est d’ailleurs ce qui lui est arrivé quelques années plus tôt, alors qu’il vivait un moment qui l’a persuadé que la beauté de la nature était un spectacle hors du commun. «Je n’avais jamais vu ça de ma vie, un triple arc- en-ciel comme celui-là. Je suis presque prêt à dire que c’en était un quadruple, je ne peux même pas l’expliquer. J’ai photographié ce reflet du soleil dans les gouttes et c’est une photo que je garde précieusement», raconte- t-il souriant sous les premiers rayons du jour. Cette photo envoyée au Canadian Geographic lui a permis de se tailler une place en finale d’un concours de photos.

Très médiatisé en région pour ses photos d’aurores boréales, il est fier d’avoir la chance de donner de la visibilité à ses panoramas extraordinaires. «Des organisations me demandent si je fais des sorties avec des clients pour les aurores boréales. J’aimerais ça et ça fait longtemps que j’y pense, mais la prévision en tant que telle est difficile. La météo n’est déjà pas évidente, mais l’aurore boréale est encore plus difficile à planifier. Tout dépend de la réaction du champ magnétique», raconte l’homme, fin connaisseur de ce phénomène météorologique.

Photo : Laurent Silvani
Photo: Laurent Silvani

Les difficultés hivernales

Près de 20 minutes après l’arrivée de Laurent Silvani sur les berges du fjord, le froid de ce mercredi de février commence à s’en prendre à son corps, mais aussi à sa caméra. Procurant de la bonne lumière, l’hiver apporte toutefois son lot de difficultés. Comme les journées sont plus courtes et très glaciales, il doit agir dans l’immédiat pour empêcher l’humidité d’atteindre sa caméra. «La buée arrive rapidement sur la lentille au moment où j’entre me réchauffer et que je retourne à l’extérieur», raconte Laurent Silvani entre deux clichés. Les hivers du Québec, plus longs et rudes qu’en Suisse, sont donc des obstacles avec lesquels doit apprendre à vivre le photographe, mais qu’il apprivoise de plus en plus.

Partir à la conquête

Alors que Laurent Silvalni a terminé de prendre les photos du soleil ce matin-là, il est prêt à atteindre un autre objectif. Retrouver une chouette qui se trouve dans un des rangs de La Baie non loin du lieu qu’il vient de quitter. Il se dirige en voiture droit vers un point précis, là où un confrère aurait aperçu l’animal deux jours plus tôt.

Laurent Silvani au bord du fjord du Saguenay à La Baie.

Alors qu’il la cherche parmi les milliers d’arbres et l’horizon tout blanc, Laurent Silvani avoue avoir éventuellement envie d’organiser des soirées-conférences avec des photos pour expliquer le phénomènes des aurores boréales et même, si les conditions sont optimales, aller les observer. Alors qu’il semble prêt à de plus amples défis, il aimerait aussi développer et vendre des photos pour des entreprises.

Comme tout semble le faire rêver, il se concentre pour le moment sur le développement de son entreprise, Saguenay Médias, et prépare sa prochaine exposition photo du 7 avril à Saint-Honoré. Il espère grandement retrouver la chouette qu’il n’a malheureusement pas aperçue. «Peut- être demain matin», espère le photographe confiant.

À propos de Mari-Lou Bonenfant

La touche-à-tout de 19 ans se réjouit de pouvoir étudier dans un domaine qui la passionne depuis toujours : les communications. Véritable adepte de l’information, Mari-Lou ne fait pas les choses à moitié pour atteindre ses rêves les plus fous. Elle quitte Repentigny, sa ville natale, à 17 ans afin de venir étudier au Cégep de Jonquière en ATM. Comme bien d’autres, elle rêve de briller au petit écran un jour que ce soit en tant que présentatrice météo ou bien en tant que chroniqueuse culturelle. Pour atteindre ses plus grands objectifs, elle accepte donc tous les petits engagements qui s’offrent à elle sans chercher à brûler d’étapes. Animatrice de gala, chroniqueuse à la radio ou encore même journaliste pour une plateforme culturelle dédié à l’entrevue avec des personnalités du milieu artistique, Mari-Lou ne peut s’empêcher d’accepter de participer à des projets. Elle ne s’arrête jamais, c’est plus fort qu’elle. Voyageuse à ses heures et charmée par le monde de la mode, elle prend le temps de garnir soigneusement son coffre à outils avant de se lancer dans la cour des grands. Tôt ou tard, elle est convaincue que la vie lui donnera la chance de faire un métier qu’elle chérira.

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