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Aide médicale à mourir

Pas pour demain à la Maison de soins palliatifs de Saguenay

Le Cercle de presse accueillait des représentants de la Maison de soins palliatifs de Saguenay. Photo: Cédric Ouellet

Le conseil d’administration de la Maison de soins palliatifs du Saguenay a pris la décision de ne pas offrir à ses patients l’aide médicale à mourir, mais ne ferme pas la porte à revoir cette politique dans cinq ou six ans si la situation s’y prête.

C’est ce qu’ont affirmé mercredi devant le  Cercle de presse du Saguenay le directeur général de la maison, Jean-Pierre Simard, ainsi que ses coprésidents, André Tremblay et Guy Harvey. Chaque patient est informé dès son arrivée sur cette consigne et depuis le mois d’octobre, il n’y a eu qu’un seul cas à signaler. La personne a décidé de retourner chez elle pour avoir accès à l’aide médicale à mourir.

Par ailleurs, même si la Maison Notre-Dame du Saguenay offrait la possibilité à ses patients d’avoir recours au cannabis médical, le nouvel établissement en place depuis le 15 octobre ne permet pas cette pratique à l’intérieur de ses murs. Il offre toutefois un accompagnement à l’extérieur de l’édifice.

Beaucoup de demandes d’admission

Depuis le début de ses activités, la Maison de soins palliatifs, située à Arvida, a reçu 86 demandes d’admission. Au total, 71 décès ont eu lieu et l’établissement compte présentement 12 résidents. Le centre, qui a vu le jour grâce à l’association de la Maison Notre-Dame du Saguenay du secteur Chicoutimi et du projet de la maison Le chêne à Jonquière, a prévu recevoir 145 admissions pour l’année 2018-2019. «Pour l’obtention de subventions provinciales, c’était plus avantageux d’avoir qu’une seule maison de soins palliatifs au lieu d’en avoir deux dans un espace proche», a affirmé le directeur général.

La maison construite au coût total de 5,2 millions, a un budget d’opération annuel évalué à 1,5 million $, dont la majorité de cette somme est pour payer les employés. Le gouvernement du Québec donne 75 000 $ par lit, c’est donc dire qu’il accorde en moyenne 900 000 $ à l’établissement.

Présentement, le taux d’occupation moyen d’un patient est de neuf jours et plus de 10 médecins généralistes travaillent à tour de rôle dans l’édifice. «Sept jours sur sept, 24 heures sur 24, il y a toujours un médecin à la maison qui effectue des gardes et qui évalue quotidiennement les patients», a mentionné Jean-Pierre Simard.

À propos de Cédric Ouellet

Originaire de la municipalité de Blainville située sur la Rive-Nord de Montréal, Cédric Ouellet est un jeune âgé de 19 ans passionné de sport et mordu de statistiques sportives. Que ce soit le hockey, le golf, le soccer ou encore le tennis, il est toujours partant pour en discuter ou encore bien à le pratiquer. Outre le sport, il s’intéresse également à la politique et au journalisme d’enquête. Après son passage à l’école secondaire Saint-Gabriel où il a passé ses cinq années en sport-études option hockey, Cédric n’a pas hésité une seconde avant de se lancer le défi de venir étudier à plus de 475 km du domicile familial. C’est avec l’envie d’en apprendre davantage sur le métier de journaliste qu’il a choisi d’étudier au Cégep de Jonquière. Encore indécis pour le moment entre le journalisme écrit ou la télévision, il espère grandement réussir à percer dans le domaine des communications et qui sait un jour peut-être, couvrir une partie des Canadiens de Montréal ou bien une élection provinciale.

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