mercredi , 24 juillet 2019
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École alternative Saguenay

Les membres fondateurs ne baissent pas les bras

Malgré un refus de la Commission scolaire de la Jonquière en 2016 d’ouvrir une école de ce genre sur son territoire, les fondatrices du projet École alternative Saguenay continuent de croire en l’évolution des mentalités vis-à-vis de ce type d’éducation.

«Lorsqu’on a fait un sondage en 2016, il y avait 69 enfants dont les parents ont confirmé qu’ils étudieraient dans une école alternative s’il y en avait une. Si l’on faisait le même exercice aujourd’hui, je suis certaine que le nombre doublerait», a confié l’une des fondatrices Élaine Bérubé à l’occasion d’une conférence sur le sujet, tenue au Côté-Cour mercredi soir.

Une autre forme d’enseignement

 

Les membres fondateurs du projet École alternative Saguenay croient que l’engouement est toujours présent de la part des parents de la région. (Photo: site web École alternative Saguenay)

Invité à éclaircir les particularités de ce type d’établissement, le conférencier et membre du Réseau des écoles publiques alternatives du Québec (RÉPAQ) Michel Nickelson en a profité pour vulgariser certaines façons de faire dans ce milieu.

«L’idée est de placer l’enfant en réflexion, en analyse, pour qu’il fasse des liens. On ne veut pas lui montrer une notion, qu’il doit gober et faire 50 répétitions de celle-ci pour l’assimiler», a expliqué M. Nickelson concernant le type d’enseignement dans les écoles alternatives. Il a aussi indiqué que dans ces classes, ce sont les élèves qui font leur propre agenda de la journée, sous réserve d’approbation et de quelques restrictions de leur professeur.

Au contraire des écoles «classiques», celles du RÉPAQ enseignent leurs matières de façon «camouflée», au travers de projets. «Si, par exemple, Philippe (nom fictif) doit monter une pièce de théâtre, il devra faire des recherches, lire, écrire le scénario. Il n’aura jamais autant fait de français. Mais lorsqu’il arrivera à la maison, il ne dira pas à ses parents qu’il a fait du français, mais plutôt qu’il a travaillé sur une pièce de théâtre», a imagé le conférencier.

Mme Bérubé a souligné que, depuis 2016, 14 projets de ce genre de pédagogie ont vu le jour au Québec, dont un à Dolbeau-Mistassini en 2017. Elle et son équipe souhaitent être des pionnières dans ce domaine au Saguenay.

À propos de Jérémy Bernier

Étant le fils d’un journaliste sportif et de la directrice des communications d’un centre culturel, Jérémy Bernier n’a pas surpris ses parents lorsqu’il leur a annoncé qu’il voulait étudier dans ce même domaine à plus de 4 heures de route de la maison familiale. Avec plusieurs points d’attache à travers le Québec, il a toujours aimé parcourir la province à la recherche d’aventures et de nouvelles connaissances. Il est de ceux qui doivent expérimenter pour comprendre les choses. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui l’ont poussé à jouer au football depuis l’école primaire jusqu’au niveau collégial. Jérémy agit à titre de journaliste sportif sur Le 4e Essai, un site web qu’il a cofondé et qui a comme sujet principal le football au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Passionné d’écriture, il rêve de devenir un journaliste respecté et reconnu.

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