mercredi , 19 juin 2019
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Manque d’enseignants

Les écoles en mode solution

La présidente du Syndicat de l’enseignement De La Jonquière, Nicole
Émond, mentionne que les enseignants ayant des tâches pleines
doivent être rémunérés lors de périodes de suppléance. Photo: Syndicat de l’enseignement De La Jonquière-CSQ

Avec la pénurie de suppléants dans la région, des écoles de la Commission scolaire De La Jonquière et des Rives-du-Saguenay demandent aux enseignants de fournir leurs disponibilités afin de remplacer un collègue absent en échange de compensations non financières, ce qui contrevient à la convention collective.

Même si le tout est sur une base volontaire, l’article 6-8.02 de la convention collective stipule qu’un enseignant régulier qui effectue de la suppléance pour toute période de 45 à 60 minutes en plus de sa tâche éducative doit recevoir une rémunération égale à 1/1000 du traitement annuel.

Par exemple, un enseignant à temps plein ayant un salaire annuel de 80 000 $ devrait se voir attribuer 80 $ par heure de suppléance.

À la Commission scolaire De La Jonquière, la conseillère en communication, Marie-Ève Desrosiers, mentionne que cette pratique est rarement utilisée. «Si on doit trouver un remplaçant dans une classe, on va passer par la liste de suppléants. Par la suite, on va regarder du côté des stagiaires s’ils sont disponibles. Il existe un système de dépannage dans les écoles. On demande aux établissements de faire une banque d’enseignants qui seraient intéressés à remplacer un collègue, mais ça arrive très rarement, c’est vraiment en dernier recours», rassure Mme Desrosiers.

Du côté du Syndicat de l’enseignement De La Jonquière, sa présidente, Nicole Émond, confirme que c’est un phénomène assez récent. «Il y a toujours eu une clause dans la convention collective sur le système de dépannage. Cependant, l’an dernier, la commission scolaire a demandé aux établissements scolaires une mise à jour de leurs listes d’enseignants disponibles pour dépannage. Auparavant, ces listes étaient pratiquement inutilisées.»

Mise au fait des compensations non financières offertes par certains établissements scolaires en échange de suppléance, contrevenant ainsi à la convention collective, Mme Émond est claire : «Si les enseignants qui ont une tâche complète font de la suppléance, ils doivent être payés 1/1000 du traitement annuel. Sinon, il y a recours possible».

Cependant, la présidente du syndicat tient à apporter quelques nuances. Au primaire, la tâche pleine d’un enseignant est de 23 heures par semaine. Parfois, ils n’enseignent que 21h30. Les 90 minutes restantes, ils peuvent être appelés à effectuer de la suppléance sans être rémunérés.

À propos de Guillaume Pelletier

Alors que les jeunes de son âge écoutaient Télétoon et lisaient Geronimo Stilton, Guillaume préférait regarder Le Téléjournal et feuilleter le journal. Passionné par le hockey et la politique, il a eu la piqûre pour le journalisme lors d’un stage d’un jour au Courrier du Sud en 2013. Ayant un très bon sens de l’observation, ce Brossardois d’origine a toujours aimé connaître le pourquoi et le comment des choses. Plus récemment, il a travaillé comme journaliste aux communications étudiantes universitaires de Chicoutimi pour la période estivale. N’essayez surtout pas de lui apprendre une nouvelle toute chaude, il la connaît probablement déjà, lui qui est branché sur l’actualité au quotidien.

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