mercredi , 17 juillet 2019
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La pige à Tours

Les robots au service des journalistes

Benoit Raphaël, journaliste, affirme qu’il faut éduquer et guider les robots.

Les robots sont de plus en plus présents dans le monde du journalisme. Plusieurs médias commencent à les utiliser pour optimiser le rendement de leurs journalistes lorsque vient le temps d’écrire des articles mais les machines ne deviendront jamais des journalistes à part entière.

C’est du moins ce qui se dégage de l’atelier « l’intelligence artificielle : les robots sont-ils nos amis ? » dans le cadre des Assises internationales du journalisme. Les textes répétitifs incluant des données, comme les articles sportifs ou les articles portant sur les résultats d’une élection, pourront facilement être traités et écrits par des robots. Cette pratique aura pour avantage de permettre au journaliste de se pencher sur des sujets plus longs et plus complexes. Une collaboration entre robots et journalistes sera également souhaitable pour produire des textes de grande qualité.

«On n’apporte rien de nouveau avec les machines. Les humains font déjà du bon journalisme et les machines vont les aider à faire plus et mieux», explique Claude de Loupy, directeur de Syllabe, une entreprise qui propose des logiciels d’automatisation d’écriture de texte.

Le Washington Post aux États-Unis ainsi que Le Monde en France utilisent déjà les services de robots dotés d’une intelligence artificielle pour écrire certains articles. L’entreprise Syllabe travaille en ce moment dans l’élaboration d’un logiciel d’écriture automatique de texte sur des événements en direct.

D’un autre point de vue, ces pratiques automatisées sont décriées par certains journalistes qui ont peur de perdre leur emploi. Les trois experts présents à la conférence ont démenti cette crainte en expliquant que les robots sont présentement dans l’incapacité de faire un travail journalistique complet. «On se fera piquer notre boulot si on est pas créatif. Soyons innovants plutôt que craintifs», dénonce  à Flint, une entreprise d’expérience collaborative entre les humains et les robots.

Une inquiétude portant sur les «fake news» plane également face à l’automatisation du travail journalistique. Pour éviter le problème, Benoit Raphaël rappelle qu’il sera important de bien éduquer les robots afin que ceux-ci savent comment reconnaître les vraies et les fausses nouvelles.

À propos de Myriam Tremblay

Originaire de Chambord au Lac-Saint-Jean, Myriam Tremblay est une jeune femme assoiffée de connaissance. Pour elle, le journalisme est un moyen de découvrir la vie sous toutes ses facettes. Passionnée par la philosophie, Myriam a toujours une question au bout des lèvres et elle aime bien explorer en profondeur ses pensées ainsi que celles des autres. Elle conte bien poursuivre ses études en philosophie à l'université après ses trois années en Art et technologie des médias.

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