jeudi , 12 décembre 2019
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Sujets sensibles : les journalistes doivent être prudents

Certains médias minimisent les risques de traiter les sujets sensibles avec sensationnalisme. Le poids des mots peut avoir de lourdes conséquences.

Les faits divers sont une partie intégrante des médias d’information, et ce, depuis maintes années. Des sociologues ainsi que certains journalistes ont dénoté l’influence négative d’une présentation romancée de sujets sensibles tels les suicides, les attentats et les maladies graves.

Dans le cadre des Assises internationales du journalisme à Tours, deux articles portant sur un même sujet, soit l’histoire d’un couple d’octogénaires qui se sont enlevé la vie, ont été présentés au public afin de représenter les répercussions et l’interprétation qui diffèrent d’un texte à l’autre en raison des différents traitements.

Dans un premier cas, le journaliste a présenté le tout comme une touchante histoire d’amour digne d’un grand film d’Hollywood. Il a soutenu qu’il s’agissait d’un acte de courage et il a conclu l’article en employant « ensemble pour toujours ».

Dans l’autre article, le journaliste a été très factuel. Il a plutôt choisi d’expliquer comment les victimes avaient procédé. Il n’y avait pas de romance.

« Plus que c’est glorifié et présenté comme une solution à un problème, plus on les incite à passer à l’acte », explique celle qui est chargée du déploiement national du programme Papageno, Nathalie Pauwels.

Le programme Papageno a pour but de sensibiliser les journalistes quant au traitement de sujets plus lourds. Par exemple, lorsqu’il est question d’un suicide, il suggère de toujours laisser un numéro de téléphone ou une référence utile advenant qu’une personne aux prises avec des idées noires lise l’article.

Papageno vise et espère plus d’empathie de la part du milieu journalistique. « Les médias ne parlent que des sujets sensibles lorsqu’il y a du drame et que c’est attrayant. Ce n’est pas rare de voir du magasinage d’interviewés, on recherche quelqu’un d’attristé, de démuni et ça doit paraître à la caméra. Pourquoi ne pas parler du suicide d’un côté positif, d’une personne qui a réussi à s’en sortir? Ainsi, on pourrait influencer la société, mais cette fois positivement », supporte Mme Pauwels.

À propos de Michael Fréchette

Michael Fréchette
Michaël Fréchette, 22 ans et originaire de Lévis, est un étudiant de troisième année en journalisme au Cégep de Jonquière. Dès son plus jeune âge, son intérêt pour le sport et la communication est bien présent. À défaut d'avoir marqué le but ultime en finale de la coupe Stanley, Michaël aspire à devenir journaliste sportif. Cet été, il a été à la co-animation d'une émission de radio sportive et ce fut marquant pour lui, c'est ce qu'il veut faire de sa vie. Cette expérience lui aura grandement servi afin d'élargir ses connaissances, et ce, sur tous les sports. Michaël est passionné, déterminé et travaillant, bien hâte de voir où toute cette aventure va le mener.

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