lundi , 21 octobre 2019
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Trudeau a mis la barre trop haute, selon Frédéric Boily

Justin Trudeau a mis les attentes trop hautes en 2015 en promettant le «retour des voies ensoleillées», selon le politologue et commentateur Frédéric Boily.

Le professeur de sciences politiques à l’Université de l’Alberta présentait vendredi son ouvrage sur les forces et les faiblesses du premier ministre et de son parti, à l’UQAC. «En promettant tout, à tout le monde, Trudeau s’est un peu retrouvé au pied du mur», mentionne-t-il en parlant du projet Trans Mountain que le gouvernement s’est retrouvé contraint à acheter en fin de mandat. Selon lui, en tentant de séduire les environnementalistes tout en promettant aux Albertains un nouvel oléoduc, Justin Trudeau s’est retrouvé dans une situation perdant-perdant. «Ni un, ni l’autre est satisfait. Il s’est mis à dos tout le monde», ajoute le commentateur politique.

Une foule d’imprévus

Une grande partie de la présentation portait sur la difficulté que l’élection du président Trump a apportée au mandat de Justin Trudeau. L’imprévisibilité du président américain a forcé le leader canadien à renégocier l’ALENA, un dossier que le gouvernement se serait définitivement passé. Cependant, pour Frédéric Boily, la ministre Chrystia Freeland, responsable des affaires étrangères, a particulièrement bien géré ce dossier, notamment en formant un semblant de coalition avec les autres partis afin de défendre la vision du libre-échange canadien. «Rona Ambrose, Brian Mulroney et plusieurs autres ténors conservateurs et néo-démocrates se sont levés pour appuyer le gouvernement libéral dans ses négociations. Cette « équipe Canada » a donné à l’équipe du premier ministre la marge de manoeuvre pour négocier le meilleur accord possible», explique-t-il.  

La marque « Trudeau » toujours très efficace

S’il est souvent critiqué pour ses séances photos, par exemple lors de ses promenades en canot, ce genre d’activités médiatiques est très efficace selon le professeur. «Il a une capacité à connecter avec les Canadiens que ses adversaires n’ont pas», explique-t-il. Cette aisance avec le public permet aux gens d’avoir l’impression de mieux le connaître et donc de mieux s’identifier à lui. Cette «propagande émotive» est l’une de ses plus grandes forces et lui permet de se démarquer lors de campagnes électorales, affirme M. Boily.

À propos de Simon Carmichael

Formé par de nombreuses heures d'écoute du Club des Ex, Simon est un passionné de politique depuis son pus jeune âge. Que ce soit l'analyse du jeu parlementaire ou encore le suivi des projections électorales, il en mange et n'est jamais rassasié. Dynamique et éclaté, il est aussi un passionné des plantes et un éternel curieux. Son énergie contagieuse et son envie d'apprendre le rendent unique.

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