vendredi , 21 février 2020
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Le monde ne tourne pas autour d’une puck

Le hockey occupe trop de place sur la scène médiatique du Québec. Matin, midi, soir, nous sommes bombardés de matchs, d’analyses de matchs et d’analyses… des analyses de matchs.

Myriam Tremblay | myriam.tremblay25@hotmail.com

Malheureusement, la surreprésentation de notre sport national a mis des œillères aux Québécois. En n’écoutant que du hockey, on finit par n’aimer que ça…

Le hockey est certes une véritable religion dans la province. Ce n’est pas pour rien qu’on parle de la messe du samedi soir, de la Sainte-Flanelle ou de la Mecque du hockey. Les soirs sacrés, les gens se rassemblent pour écouter l’avant-match, la partie en tant que telle et, bien sûr, l’après-match. Le lendemain, ces mêmes personnes écouteront aussi le compte rendu des commentateurs sportifs en mangeant leur petit déjeuner.

Les médias sportifs doivent comprendre qu’ils ont un rôle à jouer dans les intérêts sportifs de la province. Les cotes d’écoute ne sont pas seules dans l’équation, la diversité des sports présenté importe aussi. Les Québécois sont capables d’aimer, ou d’apprendre à aimer d’autres sports. Nous en eu la preuve l’an passé.

En 2018, le Canadien de Montréal a été présent dans 44% de l’espace médiatique occupé par le sport au Québec. C’est beaucoup, mais c’est quand même le pourcentage le plus bas atteint depuis le début des années 2000, selon le bilan d’Influence communication. Cette diminution a apporté un véritable vent de changement dans le paysage médiatique sportif de la province.

Le trou laissé par le hockey a permis à d’autres sports de vivre leur moment de gloire. Le tennis, avec les performances incroyables de la relève canadienne, le soccer avec l’Impact, le baseball, le football et la Formule 1 en sont quelques exemples. Comme quoi il n’y a pas que le hockey qui intéresse les Québécois. Il faut juste leur donner la chance de connaître autre chose.

Quand les médias comprendront que le hockey n’est pas le centre de l’univers sportif, que le soleil n’est pas une rondelle de hockey, enfin d’autres sports pourront briller dans les salons aux quatre coins de la province.

À propos de Myriam Tremblay

Myriam Tremblay
Myriam Tremblay est native de Chambord au Lac-Saint-Jean. Du haut de ses 19 ans, elle est philosophe à temps partiel et étudiante en journalisme à temps plein. Elle fait preuve d'un grand esprit critique et elle possède un bon sens de l'observation. Passionnée de musique, Myriam apprécie gratter les cordes de sa guitares ou celles de son ukulélé. Amatrice de grands espaces, elle adore explorer la faune et la flore.

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