dimanche , 18 avril 2021

Saturation du marché| Le milieu des microbrasseries divisé

Maxime Soucy brasseur à la microbrasserie Br77
Maxime Soucy Brasseur à la microbrasserie Br77

Y a-t-il de la place pour de nouvelles microbrasseries au Saguenay-Lac-Saint-Jean ? Cette question divise le milieu brassicole, alors que plusieurs entreprises ont ouvert leurs portes au cours des dernières années.

Le responsable communication, marketing et évènementiel à la microbrasserie Pie Braque, Samuel Giguère, croit qu’il y a saturation du marché. « Il y a un phénomène de sélection naturelle qui va se faire. On va probablement voir des microbrasseries dont la vie va s’écourter au cours des prochaines années.»

Selon l’agente aux communications de la Table agroalimentaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Bénédicte Armstrong, il y a de la place pour de nouveaux arrivants, mais ces personnes doivent être bien préparées. «Il est encore possible de se tailler une place, mais ce n’est pas tout le monde qui peut. Si tu veux réussir à entrer dans ce milieu, tu dois arriver avec un plan d’affaires béton. Sinon, il est très difficile de percer.»

Place sur les tablettes

Le problème actuellement n’est pas le nombre de microbrasseries présentes sur le territoire, mais bien l’espace sur les tablettes des commerces, a indiqué Maxime Soucy, brasseur en chef à la microbrasserie Br77. « Les tablettes des commerces ne sont pas extensibles. Il arrive un moment où il n’y a plus de place pour tout le monde. Toutefois, ce qui nous aide, c’est le fait qu’on peut se créer de l’espace en arrivant à tasser les grands brasseurs.» En 2016-2017 les parts de marché des microbrasseries représentaient 11%, selon l’Association des microbrasseries du Québec.

Samuel Giguère indique qu’il y a d’autres options que les tablettes des épiceries pour rentabiliser son produit. Il croit que le marché est grand ouvert pour les bistrots-brasseries. «C’est comme un bar du coin, mais tu fais ta bière maison et tu n’exportes pas tes produits. Si tu as une population autour de toi pour t’encourager, ce n’est vraiment pas un stress de développer ce type d’établissement.»

Maxime Soucy, quant à lui, note qu’il est très important pour les microbrasseries de se démarquer et de sortir du lot, car la demande ne fait qu’augmenter et qu’il est facile de disparaître.

 

 

À propos de Samuel Morin

Samuel Morin
Samuel Morin est un jeune homme de 19 ans originaire de Jonquière. Il est un passionné de sport et des communications. Pour lui, le journalisme était un choix logique pour pouvoir lier ses deux passions.

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