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Patinage artistique

Une discipline pour vaincre sa timidité

Connu pour la difficulté de ses aspects techniques, le patinage artistique comporte pourtant plusieurs cordes à son arc dont la discipline «artistique» autrefois appelée «interprétation.» En la pratiquant, les athlètes surpassent leur timidité sur la glace et par le fait même dans différentes sphères de leur vie.

«Je me sens mieux depuis que je fais de l’interprétation au patinage. À l’école, je suis de plus en plus à l’aise de lever ma main pour poser des questions, a révélé une patineuse de cette catégorie, Julianne Lelièvre. Je commence à me débarrasser de ma gêne dans mes cours de danse, de patin et à l’école.» La Chicoutimienne de 10 ans patine depuis l’âge de quatre ans et pratique l’«artistique» depuis un an en plus de danser 15 heures par semaine. «Parfois ça me gêne de mettre de l’expression dans mon solo devant des gens, mais je passe par-dessus et je dois continuer comme ça», a déclaré fièrement la jeune fille. «En compétition Julianne est une fille qui réussit toujours son meilleur solo. Elle réagit bien, a révélé sa mère, Mélanie Côté-Richer. Elle est vraiment heureuse quand elle performe.»

Dans cette catégorie, les athlètes sont appelés à bâtir leur programme autour de la créativité de l’interprétation plutôt que la difficulté des aspects techniques. Ainsi, les patineurs jouissent d’une grande liberté en exécutant une série de virages, pas et pirouettes choisis pour le sens artistique. Ils sont évalués sur leur performance à raconter une histoire et transmettre l’émotion. Les mouvements doivent donc apporter un sens au message et non être une collection de gestes effectués dans le but de divertir, selon les exigences de Patinage Canada.

Dans son programme, Julianne interprète la princesse Jasmine tirée du film Aladdin. Durant sa performance, elle passe par différente gamme d’émotion pour bien la jouer.

Dans le club Les fines lames de Chicoutimi, Julianne est la seule patineuse à se prêter à ce type de patinage. On peut cependant retrouver la catégorie dans toutes les compétitions du Saguenay—Lac-Saint-Jean.

La sobriété pour mieux juger

Afin de mieux juger la capacité d’interprétation des patineurs sans être influencés par leur accoutrement, ceux-ci sont tenus de se vêtir de noir en compétition depuis cette année. Avant il était permis de se costumer comme le personnage choisi. «C’est certain que c’est dommage l’histoire du costume, parce que ça nous permet d’entrer vraiment dans la peau du personnage», a révélé la mère de la jeune athlète. Les patineurs composent bien avec cette nouvelle contrainte.

À propos de Arianne Béland

Arianne Béland
Magogoise dans l'âme et Saguenéenne d'adoption, Arianne s'est installée dans la région pour faire partie de la grande famille ATM. Amoureuse des arts de la scène et du cinéma, elle espère un jour pouvoir côtoyer le milieu culturel au quotidien par les communications. Endroit où ses références de films seraient enfin mises à profit. Dans ses temps libres, on peut la retrouver sur une montagne, été comme hiver. Il est aussi possible d'entendre son côté « bavard » au 92.5 Saguenay-Lac-Saint-Jean chaque semaine depuis bientôt trois ans. Par son programme ainsi que son nouveau mode de vie, elle apprend à sortir de sa zone de confort et y prend goût.

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